Après une première prise de contact qui a eu lieu la semaine passée, les négociations de manière officielle débuteront demain entre le ministère des Affaires religieuses et des Wakfs et les représentants des imams. C’est ce qu’a indiqué, hier à Reporters, Djelloul Hadjimi

, secrétaire général de la Fédération des imams, affiliée à l’Union générale des travailleurs algériens (Ugta), pour qui il s’agira notamment d’évoquer les revendications principales formulées par les imams. Pour le même responsable, il sera question, à cette occasion, de consolider cette disponibilité au dialogue que privilégient les deux parties afin de parvenir à des solutions, faisant remarquer que la «commission sectorielle a déjà été constituée en vue de faire avancer les choses». Il a ajouté que ladite commission «peut même être élargie à d’autres secteurs en cas de besoin». Le secrétaire général de la Fédération des imams affirme, toutefois, que d’un point de vue de principe, la priorité dans ces revendications, une cinquantaine, «reste liée à la protection des imams, l’augmentation des salaires, le système indemnitaire ainsi que la loi d’orientation du secteur». Cette dernière est considérée comme «importante» par les imams dans la mesure où elle les aidera dans «les questions de référence et la détermination des missions», a expliqué notre interlocuteur. «Cela dit, le débat sera ouvert sur toutes les questions soulevées par les imams du moment où le dialogue a été établi sans conditions. Nous allons suivre ce chemin et on espère arriver à des résultats», souligne-t-il également. Il faut rappeler qu’avant d’arriver à cette étape du dialogue, la tension était montée entre les deux parties suite notamment à une revendication liée à la révision du statut afin de décrocher une augmentation de salaires. Le ministre des Affaires religieuses et des Wakfs, Mohamed Aïssa, avait considéré qu’il n’était pas possible de revoir les salaires des imams à la hausse en raison de la situation financière difficile du pays. Il y a quelques jours, il a annoncé que son département pourrait recourir à l’arbitrage des institutions de l’Etat et l’Ugta en cas d’une persistance des problèmes relatifs aux doléances des imams. Sur quoi débouchera cette rencontre entre la tutelle et les représentants des imams ? Attendons pour voir.