PAR MILINA KOUACI
Les auxiliaires médicaux en anesthésie-réanimation comptent se réunir dimanche prochain en session extraordinaire afin de décider de la nature des actions à entreprendre dans le cas où le choix du débrayage serait retenu. Ce qui est «très probable».
Une décision de grève semble être cette fois «irrévocable» tant que les revendications faites à la tutelle ne sont pas satisfaites et ses engagements «non respectés», selon la représentation syndicale de cette catégorie professionnelle, qui a suspendu, faut-il le rappeler, son débrayage de trois jours au mois de septembre dernier. Ce qui a permis la continuité des services qu’accomplissent les auxiliaires médicaux dans les établissements de la santé publique.
Conséquence de «revendications non concrétisées et d’engagements non respectés», les auxiliaires médicaux se dirigent vers une action de grève nationale, d’autant qu’aucune évolution positive n’est enregistrée, regrettent-ils. Le Syndicat national autonome des auxiliaires médicaux en anesthésie-réanimation (Snaamarsp) se réunira, le 21 novembre prochain, afin d’arrêter un plan d’action.
Ce dernier avait décidé, en septembre dernier, d’organiser une grève nationale les 21, 22 et 23 du même mois, mais a renoncé à son action au lendemain d’une réunion de conciliation avec la Commission centrale du ministère de tutelle, chargée du dialogue avec le partenaire social. Le syndicat avait décidé de suspendre sa grève et donné un ultimatum d’un mois à la tutelle afin de respecter ses engagements.
Mais «la tergiversation» de la tutelle serait derrière cette action de grève, affirme-t-on du côté du syndicat, qui devait se réunir au cours de la semaine écoulée, mais le concours de promotion professionnel, auquel 2 100 auxiliaires médicaux ont participé le 13 novembre dernier a fait décaler la réunion extraordinaire.
Outre de reprocher à la tutelle de ne pas respecter ses engagements envers leur corporation, les auxiliaires médicaux s’insurgent contre le retard dans le versement des 5e et 6e tranches de la prime de risque, liée à la Covid-19. Ces derniers exigent également, de promulguer un statut particulier ainsi que la réclamation d’une couverture juridique. Les auxiliaires médicaux exigent ainsi, d’établir une nomenclature des actes pour définir le rôle de ces professionnels de santé.
Le même syndicat exige de mettre en place un Conseil de l’ordre des anesthésistes, l’ouverture d’un institut national académique de l’auxiliaire médical en anesthésie-réanimation de santé publique avec une formation en externe (bac+5), ainsi que la revalorisation du diplôme de tous les auxiliaires médicaux en anesthésie-réanimation.