La ministre de la Culture a suscité un véritable tollé sur la toile suite à ses déclarations en réaction au classement du couscous à l’Unesco, en déclarant que «la femme qui ne sait pas rouler le couscous représente une menace pour nos familles».
La ministre de la Culture et des Arts Malika Bendouda s’était exprimée, jeudi dernier, suite au classement du couscous au patrimoine immatériel de l’Unesco, lors du lancement de l’évènement «Le couscous, plat de la réunion, patrimoine mondial». Lors du discours inaugural de cet évènement, se déroulant au palais de la culture Moufdi-Zakaria, elle avait évoqué le passé et les traditions algériennes autour du travail de ce plat millénaire.
Cette déclaration, diffusée par la chaîne El Djazaïria One sur Youtube, dans une séquence de 30 secondes, largement partagée sur la Toile, a été par la suite supprimée par la chaîne TV.
Face à la polémique qui a enflé sur les réseaux sociaux, la ministre de la Culture a réagi affirmant que la phrase en question a été sortie de son contexte, selon un message diffusé vendredi 18 décembre sur sa page facebook.
Ainsi, la ministre insiste sur le fait que sa phrase a été sortie de son contexte historique avec comme preuve la vidéo complète de 4,5 mn où l’on peut écouter l’intégralité de son discours. «Je salue particulièrement les femmes, depuis la Numidie, qui préparent ce plat qu’est le couscous. Je salue les filles et les femmes qui continuent à rouler le couscous et à préparer ce plat, c’est une question importante. Je salue particulièrement les femmes, notamment la nouvelle génération qui continue à rouler le couscous», a dit la ministre.
Malika Bendouda, qui a exprimé sa satisfaction après le classement du couscous au patrimoine immatériel de l’humanité, a parlé aussi de l’importance du couscous dans la société algérienne et que sa «présence dans les foyers était lié directement à la continuité de la vie» d’où la fameuse phrase «La femme qui ne sait pas rouler le couscous constitue une menace à ses familles», a estimé la ministre, qui alterne entre le passé et le présent pour parler du couscous, ce qui a «certainement rendu ses propos ambigus et polémiques».