Reporté sept fois, le procès du militant politique Karim Tabbou est prévu aujourd’hui au Tribunal de Koléa (Tipasa). Ayant retrouvé sa liberté depuis juillet dernier et soumis au contrôle judiciaire, Karim Tabbou est poursuivi dans cette affaire pour «atteinte au moral de l’armée», soit le même chef d’inculpation que celui de l’affaire dans laquelle il avait bénéficié de la relaxe.
Le Tribunal de Koléa avait rejeté, lors d’une audience, la demande de la défense relative à la levée de la procédure de contrôle judiciaire. Il faut rappeler que la défense de l’accusé a motivé sa demande de report par «la nécessité d’une bonne préparation du procès», selon les déclarations d’un de ses avocats. Le Parquet du Tribunal de Koléa avait renvoyé l’affaire devant le juge d’instruction, qui a ordonné le placement en détention provisoire de Karim Tabou, arrêté le 12 septembre 2019. La chambre d’accusation de la Cour de Tipasa avait décidé, le 25 septembre 2019, de placer l’accusé sous contrôle judiciaire et ordonné sa libération.
Poursuivi également dans une autre affaire, Tabbou a été condamné à une année de prison dont six mois fermes lors d’un procès tenu le 11 mars dernier. La peine a été aggravée lors du procès en appel, le 24 mars, à la Cour du Ruisseau dans un procès dénoncé par les avocats. Il a bénéficié, par la suite, précisément la veille de la célébration de la fête d’Indépendance, d’une remise en liberté à la demande de ses avocats. Une remise en liberté suivie de la précision de la Cour d’Alger. «Pour Karim Tabbou, la chambre correctionnelle de la Cour d’Alger, statuant sur la demande de son avocat, a ordonné sa mise en liberté provisoire», avait précisé alors la juridiction algéroise.