A quelques jours de la grève cyclique annoncée pour le 9 avril par le Conseil national autonome du personnel enseignant du secteur ternaire de l’éducation (Cnapeste), le ministère de l’Education a repris langue avec le syndicat enseignant.

En effet, une rencontre a eu lieu mardi dernier entre la ministre de l’Education nationale Nouria Benghebrit et le Conseil national autonome du personnel enseignant du secteur ternaire de l’éducation (Cnapeste), nous a indiqué hier son porte-parole, Messaoud Boudiba. Soulignant que cette rencontre a tourné autour des revendications du syndicat qui avait mené une grève de près de trois mois dans le secteur, avant d’arrêter son débrayage le 28 février, suite aux garanties données par les autorités du pays.
« Nous avons signé un P-V de réunion avec la tutelle et nous avons remis notre plateforme de revendications à la ministre », nous a affirmé M. Boudiba. Précisant que les réponses de la ministre n’ont pas  encore été transmises au Cnapeste. « Je ne saurais vous dire si ces réponses sont positives ou négatives », poursuit-il.
Le conseil tiendra demain « des assemblées générales à travers plusieurs wilayas du territoire et convoquera un conseil national pour samedi afin de se  concerter  sur les réponses du ministère », fait savoir le même secrétaire général.
A travers ces réponses, « nous déciderons s’il faudra annuler ou maintenir la grève que nous avons annoncée pour le 9 avril», a-t-il précisé. Pour l’instant, « rien n’est encore clair », tient à ajouter M. Boudiba.
Pour rappel, les revendications sociales du Cnapeste portent sur la promotion «systématique» aux nouveaux grades et à la promotion au poste d’enseignant principal et d’enseignant formateur, l’application du code de la médecine et  celui du travail,  la promulgation d’une circulaire interministérielle favorisant l’accès des enseignants au logement,  la mise à jour de la prime du Sud et aussi  l’installation d’une commission gouvernementale chargée de recenser les biens et fonds des œuvres sociales. Dimanche dernier, c’est-à-dire deux jours avant la rencontre de mardi, Mme Benghabrit avait annoncé une série de rencontres avec les syndicats du secteur au cours de la semaine.
Inscrivant cette initiative dans le cadre de l’examen des revendications du partenaire sociale, la ministre  avait déclaré que les portes du dialogue restaient « ouvertes » et que ce dialogue « n’est pas vain ».