Manchester City sous le coup d’une sanction qui le prive de prendre part aux compétitions UEFA dans leur deux prochaines éditions et voilà l’éventualité de départ massif des joueurs et le temps des spéculations. L’international algérien, Riyad Mahrez, fait certainement partie des éléments qui susciteraient l’intérêt des grosses écuries européennes. Lié jusqu’en juin 2023, il pourrait partir, précocement, en transfert libre. Vers quelle destination ? Telle est la question.

La direction des « Skyblues » n’a pas respecté les règles du fair-play financier et l’UEFA a sévi. Une amende de 30 millions d’euros assortie d’une exclusion de toutes compétitions européennes lors des deux prochaines séquences. Ne pas prendre part à la C1 peut changer beaucoup de données. Sur le plan économique, cela signifierait une perte sèche à hauteur de 50 millions d’euros/an au minimum. Lors de l’opus 2018-2019 par exemple, le club a eu droit à une enveloppe de 93 millions d’euros pour avoir atteint les quarts de finale. Mais il n’y a pas que les finances qui risquent d’être plombées. Les éléments de l’effectif de Pep Guardiola pourraient demander à partir si LDC il n’y a. Mahrez, qui rêve certainement de remporter la coupe aux grandes oreilles, n’hésitera peut-être pas trop à se trouver une équipe qui puisse lui permettre d’ajouter ce prestigieux trophée à son armoire personnelle. Surtout qu’en Angleterre il a déjà tout gagné sur le plan personnel (MVP en 2016) et collectif (Championnat – FA Cup – League Cup – Community Shield).

Real, destination royale
Pour ce qui est des pistes, c’est l’Espagne qui est éventuelle terre d’accueil pour le gaucher. D’ailleurs, mercredi prochain, il jouera là-bas. Ça sera à l’occasion des 1/8 de finale de la Ligue des Champions qui mettront les Mancuniens face au Real Madrid de Zinedine Zidane. La « Casa Blanca », là où beaucoup d’Algériens le voient bien évoluer parce qu’aux autres stars madrilènes, il n’a rien à envier. Et il aura l’occasion de le prouver dans quelques jours.
Pour cela, le natif de Sarcelles devra réussir une grosse partie. Il ferait d’une pierre deux coup : maximiser les chances d’arriver chez les « Merengue » et mettre son team en ballottage favorable pour la qualification. Une bonne performance prolongera ce qui pourrait être la dernière participation du double-champion d’Angleterre dans l’épreuve prestigieuse avant de purger la peine. En tout cas, en termes de probabilités pour soulever la C1, le team de la capitale ibérique offre une quasi-assurance de jouer les premiers rôles en Europe. On parle d’un sigle qui a triomphé à 13 reprises dans ce registre.

Barça compatible
On reste en Espagne puisque les derniers rapports disent que les recruteurs de l’autre géant, le FC Barcelone, suivent de près l’évolution de la situation sportivo-juridique et lorgne sur l’ancien pensionnaire de Leicester City ainsi que son compère argentin Agüero que Lionel Messi accueillerait volontiers. Le capitaine de l’EN a un profil très intéressant et son style de jeu correspond parfaitement à la Liga et le jeu du Baça. Pour ce qui est de ses statistiques cette saison, il faut savoir qu’il a fait 34 apparitions pour 9 réalisations et 11 offrandes toutes compétitions réunies. L’opération exfiltration du Dz ne serait pas très compliquée. En effet, les signataires de City, n’auront pas à négocier un bon de sortie si leur sigle est définitivement banni des deux éditions à venir des tournois UEFA. Dans le cas où la direction de Man City n’obtient pas gain de cause auprès du tribunal arbitral du Sport (TAS) de Lausanne (Suisse), cela pourrait changer le visage de l’équipe et, par conséquent, son statut. C’est pour dire que ce géant anglais s’expose sérieusement à une hémorragie sur le plan de l’effectif. Arrivé lors du mercato estival de 2018 contre 68 millions d’euros, le « Fennec » est susceptible de sortir sans que City ne perçoive une indemnité de transfert.

Tottenham et Chelsea à l’affut
Les De Bruyne, Sterling, Bernardo Silva et les autres peuvent être considérés comme «agents libres ». Le règlement est clair à ce sujet : le recours aux financements parallèles par l’Abu Dhabi Group, propriétaire des « Skyblues », constituerait « une violation de la durée implicite de la confiance et des contrats avec les joueurs.»
En outre, on notera que les représentants des joueurs peuvent aussi exiger de lourds paiements et des revalorisations pour que leurs clients restent au club sans pouvoir se produire en Europe. Cette opportunité peut aussi lui être offerte par Chelsea et Tottenham qui auraient un faible pour le gaucher. Rester en Angleterre est aussi une autre hypothèse.
Après, tous ces ponts virtuels vers les écuries précitées s’écrouleraient si le TAS annule la mesure décidée par l’instance européenne de la balle ronde. Ce qui est fort plausible même si, d’un autre côté, la Fédération anglaise enquête pour voir si le second pôle de Manchester doit être puni sur le plan local. Le retrait de points et une forte amende sont évoqués voire une rétrogradation en divisions inférieures. Bref, c’est le flou même si Khaldoon Al Mubarak, qui chapeaute la hiérarchie des dirigeants, se veut rassurant et certain d’obtenir gain de cause sur cette affaire.