Synthèse Selma Allane
Le premier vice-président de l’Union algérienne des sociétés d’assurance et de réassurance (UAR) Hassen Khelifati plaide en faveur de la création d’un «pool d’assurance et de réassurance» ou de «rendre l’assurance obligatoire». «Tout le monde aura à y gagner», a-t-il déclaré à l’APS, en appelant à la mise en place «d’outils économiques pour protéger le patrimoine des particuliers et des entreprises». «Dans d’autres pays, l’Etat subventionne certains types d’assurances, mais n’intervient pas directement dans l’indemnisation, une manière d’encourager les citoyens à contracter des polices d’assurance. Ainsi, en cas de catastrophe ou d’incendie, c’est l’assurance qui intervient par des mécanismes économiques», a-t-il argumenté.
Pour Hassen Khelifati, l’Etat peut également subventionner une partie de l’assurance, alors que l’agriculteur ou l’éleveur prend en charge une partie également. En cas de catastrophe, ce sont les assurances qui pourront se substituer à l’Etat et éviter ainsi des dépenses importantes sur le budget de l’Etat. «Suite aux incendies qui ont touché plusieurs wilayas du pays, l’Etat va mobiliser d’importants moyens financiers qui n’étaient peut-être pas prévus dans ses budgets. A l’Avenir, il serait judicieux de «créer un pool d’assurance et de réassurance», a-t-il défendu. En ce qui concerne les seuils de dédommagement en cas de catastrophe naturelle, tels que les incendies, M. Khelifati a fait savoir que «l’assurance catastrophe naturelle est, en général, limitée à 50 % mais elle peut aller dans certains cas spécifiques jusqu’à 100 %», précisant que les chiffres sur le nombre d’assurés parmi les personnes sinistrées suite aux récents incendies ne sont pas connus. Les victimes de ces incendies peuvent être dédommagées dans le cadre d’assurances contre l’incendie, contre les calamités naturelles ou via d’autres options d’assurance. «Il y a également des assurances tous risques qui peuvent s’adapter à la région selon la culture, telles que les oliviers, ou l’élevage ovin, bovin ou apicole. Ce sont des assurances à la carte», a-t-il dit. Pour M. Khelifati, il s’agit désormais de trouver des mécanismes pour encourager, voire obliger, les personnes à s’assurer. De plus, «cela permet aux sinistrés d’obtenir des indemnisations plus importantes, car relatives à la valeur des biens perdus et non selon un forfait fixé par l’Etat pour soutenir les sinistrés».