Suite au passage, dimanche dernier, sur les ondes de la radio nationale du Directeur général du logement, Anis Bendaoud, au ministère de l’Habitat, de l’Urbanisme et de la Ville, rapportant en substance que l’Etat allait se désengager progressivement de financer les formules de logements sociaux et locatifs (AADL), le ministère a, dans un communiqué rendu public, apporté des précisions. On lit d’emblée que «le logement social destiné aux catégories vulnérables demeure parmi une priorité de l’Etat» et que les «projets de logement, toutes formules confondues, se poursuivront conformément aux programmes tracés». A propos du programme de logement tracé par le gouvernement, il est précisé qu’«il englobe la réalisation de toutes les formules de logement, y compris le logement social, de location-vente (AADL), le logement promotionnel aidé (LPA), le logement promotionnel public (LPP), le logement rural et les lotissements sociaux». A cet effet, ajoute la même source, le ministère «œuvre à la réalisation de ce large programme destiné à toutes les franges de la société». Non sans réaffirmer que «le logement social destiné aux catégories vulnérables demeure parmi les priorités de l’Etat». Dans ce cadre, le ministère souligne sa détermination à mettre en place «des mécanismes appropriés pour raffermir le contrôle» à travers les fichiers disponibles au niveau des départements ministériels afin que les logements sociaux soient attribués à ceux qui y ouvrent réellement droit.
Quant au logement AADL, le ministère de l’Habitat, de l’Urbanisme et de la Ville assure dans son communiqué que «l’Etat a mobilisé tous les moyens financiers pour le parachèvement du programme de 560 000 logements dans sa globalité et ne renoncera nullement à ses obligations envers les souscripteurs».
Concernant les informations relayées par certains médias selon lesquelles «l’Etat renoncera aux formules de logements social et AADL, le ministère a apporté un démenti catégorique soulignant que le programme de logements tracé par le gouvernement englobe la réalisation de toutes les formules de logement sans exception». Au terme de ce communiqué, on lit : «Le logement social demeure parmi les priorités de l’Etat et nul n’est habilité au niveau du ministère à introduire un changement dans cette orientation», une déclaration qui a valeur de recadrage aux déclarations de son directeur général du logement. Il y a lieu de rappeler que Anis Bendaoud avait en ces termes lancé au micro de la radio : «Il n’y aura plus de grands programmes de construction de logements sociaux comme cela était le cas jusqu’ici.» Laissant déduire que l’époque du logement largement financé par l’Etat est révolue. Mais pour ce responsable, «il y aura toujours de petits programmes destinés exclusivement aux citoyens défavorisés, mais sur la base de nouvelles règles d’attribution de logements sociaux introduites après la révision des textes de loi relatif à ce dispositif. En clair : le ciblage sera de mise et donc ne pourront bénéficier des formules aidées que ceux dont le besoin est réel et aux faibles revenus». Ces déclarations avaient mis en émoi des centaines de citoyens souscripteurs dans les programmes de logement pas encore lancés où en voie de l’être.