Un accord de cessez-le-feu a été trouvé hier entre Israël et le mouvement de résistance Hamas, après la journée de vendredi où l’armée israélienne a massivement bombardé la bande de Gaza dans un accès de sauvagerie dont est adepte l’armée d’occupation à l’endroit des Palestiniens.

« Grâce aux efforts de l’Egypte et de l’ONU, nous sommes parvenus (à un accord) pour revenir à l’état de calme qui précédait entre l’occupation (israélienne) et les factions palestiniennes », a indiqué le porte-parole du Hamas, Fawzi Barhoum. Vendredi, un soldat israélien a été abattu près de la barrière le premier tué près de Gaza depuis l’agression de 2014. En représailles, l’armée d’occupation a bombardé à l’intérieur de l’enclave. Une action de guerre contre une population sans défense. Deux Palestiniens ont été tués près de Khan Younès, dans le sud de l’enclave. Un troisième a péri dans un bombardement à Rafah, dans la même zone. Un quatrième a été tué par des tirs de soldats israéliens près de la zone frontalière à l’est de la ville de Gaza. Depuis le 30 mars, des Palestiniens manifestent régulièrement devant la bordure de séparation pour dénoncer l’inhumain blocus israélien imposé à Gaza et exiger le retour des réfugiés palestiniens chassés depuis 1948 lors de la création d’d’Israël. Au moins 149 Palestiniens ont été massacrés par l’armée israélienne à Gaza depuis cette date. L’armée d’occupation prend toujours comme prétexte à ses crimes le mouvement Hamas. L’envoyé spécial de l’ONU pour le Moyen-Orient, Nickolay Mladenov, a appelé à la retenue. « Chacun dans la bande de Gaza doit s’éloigner du précipice. Pas la semaine prochaine. Pas demain. immédiatement », a écrit Mladenov sur son compte Twitter. « Ceux qui veulent provoquer une guerre entre Palestiniens et Israéliens ne doivent pas y parvenir », a-t-il ajouté. Israël s’exaspère particulièrement des cerfs-volants lancés par certains protestataires. L’extrémiste Lieberman multiplie les menaces d’une opération de grande envergure dans Gaza. En attendant des restrictions draconiennes sont imposées contre les Palestiniens. Israël avait déjà annoncé la fermeture des points de passage pour nombre de marchandises. Le Hamas dénonce un crime contre l’humanité. Israël a même réduit la zone maritime ouverte aux pêcheurs de Gaza. Depuis plus de dix ans, l’enclave palestinienne est soumise à un asphyxiant blocus terrestre, maritime et aérien imposé par Israël. Ce blocus enferme toute une population dans un territoire où quelque 80% des deux millions d’habitants sont tributaires d’une aide, selon la Banque mondiale.

Un Etat Apartheid
Sur un autre plans le parlement israélien, la Knesset, vient d’adopter une loi dite » État-nation « jeudi dernier, qui fait dans la discrimination et la ségrégation. Une loi digne de l’apartheid, dirigée contre les Palestiniens. Après l’adoption de cette loi scélérate Netanyahou l’a décrite comme un « moment charnière dans les annale du sionisme et de l’État d’Israël» .
La loi est un cheval de bataille de la droite sioniste depuis au moins une demi-décennie. La loi représente, selon certains observateurs l’abandon pure et simple du prétexte même de démocratie et d’égalité de droits par l’État d’Israël qui se prépare à commettre d’énormes crimes contre le peuple palestinien. La loi n’accorde les droits de nationalité qu’aux citoyens juifs, excluant les citoyens palestiniens. Elle établit que « le droit d’exercer l’autodétermination nationale dans l’État d’Israël appartient uniquement au peuple juif «. Elle déclare également que la ville d’Al-Qods est « entière et unie « en tant que capitale d’Israël et retire à l’arabe son statut de langue officielle, réservant ce statut à l’hébreu uniquement. Elle inclut également une clause affirmant : « l’État considère que le développement d’une colonie juive est une valeur nationale et agira pour encourager et promouvoir son établissement et sa consolidation «.