La Société Tosyali Algérie, créée en 2008, fruit d’un partenariat entre l’Entreprise portuaire d’Arzew (EPA) et la société turque de sidérurgique Tosyali, va réaliser un second complexe sidérurgique mitoyen au premier, implanté dans la zone industrielle de Béthioua (wilaya d’Oran) entré en production en 2015. Elle vise ainsi, après avoir assuré les besoins du pays en rond à béton et fil de machine, produits par le premier complexe, de satisfaire la demande en acier plat nécessaire à diverses branches de l’industrie nationale.
Le projet, selon sa fiche technique, une fois réalisé, consiste en la production de 2 millions de tonnes par an en acier plat pour les besoins de toute l’industrie nationale, notamment les industries automobiles, électroménager, pipes, de l’emballage métallique, de l’industrie de la construction. Une valeur ajoutée pour le pays qui importe annuellement et en grande quantité de l’acier plat. En somme, et comme le souligne un communiqué de Tosialy Algérie, parvenu à notre Rédaction, avec l’entrée en production du nouveau projet la capacité totale de production de la société atteindra les 6 millions de tonnes par an d’acier long et plat. Ce volume de production sera en partie exporté dès lors « où elle est d’une haute qualité lui permettant de gagner facilement des parts de marché à l’international », est-il souligné. Toujours d’après la même source, la société a pour ambition, par le biais de ses deux complexes sidérurgiques, les plus grands du bassin méditerranéen, de faire de l’Algérie en coopération avec les autres investisseurs (Bellara et El Hadjar) un grand pays exportateur d’acier démontrant ainsi que l’Algérie dispose d’un grand potentiel industriel et économique.
A noter que dans le communiqué, il est rappelé que la société Tosyali Algérie a construit un immense complexe sidérurgique avec les technologies les plus modernes. Sa construction a été faite en trois phases.
Elle a, en effet, réalisé une première usine, entrée en exploitation en juin 2013, avec une capacité d’un million de tonnes de rond à béton. Elle comprend une aciérie avec four à arc électrique pour la transformation des ferrailles, un laminoir de rond à béton et divers installations annexes. La seconde usine pour la production de fil machine d’une capacité de 700 000 tonnes par an, inaugurée en juin 2015. Enfin la réalisation d’un complexe intégré basé sur la technologie « Direct Reduced Iron » d’une capacité de 2,1 millions de tonnes. Il a été mis en service en mai 2017. Ce complexe intégré est équipé des installations les plus modernes et les plus performantes. Pour l’heure la société emploie 3 800 travailleurs. Elle a contribué en plus à la création de 10 000 emplois indirects au minimum. En termes de production, on lit que la société produit 2,6 millions de tonnes en 2018 et dépassera 3 millions de tonnes en 2019.
Et de conclure : « Nous avons participé à la réduction progressive des importations de rond à béton ». Ceci dit on ne peut avancer qu’en faisant la somme des productions issues d’El Hadjar, Bellara et Bethouia. Cela va à coup sûr faire gagner au pays des devises dont il a grandement besoin en ces temps où les recettes extérieures s’amenuisent alors que la facture d’importation ne cesse de grimper.<