PAR INES D.
Hier encore, la Cour d’Alger a annoncé le report d’un autre procès pour le mois de mai. C’est donc le 4 mai prochain que se tiendra le procès en appel des accusés dans l’affaire du groupe Metidji, dans laquelle l’ancien Premier ministre Abdelmalek Sellal, son ancien directeur de cabinet, Mustapha Abdelkrim Rahiel, et d’anciens ministres et responsables sont poursuivis pour corruption. Ce report intervient à la demande de la défense en raison de l’hospitalisation de l’un des accusés, selon l’APS. Le pôle pénal économique et financier du tribunal de Sidi M’hamed (Alger) avait condamné, fin janvier dernier, l’ancien Premier ministre Sellal à 5 ans de prison ferme et l’ancien chef de protocole à la Présidence Mokhtar Reguieg à 6 ans de prison ferme, tandis que l’ancien PDG du groupe Metidji, Mansour Metidji, a écopé de 8 ans de prison ferme et l’ancien directeur de cabinet du Premier ministère, Mustapha Abdelkrim Rahiel, de 3 ans. Les accusés sont condamnés pour octroi d’indus avantages, participation au financement occulte de la campagne électorale annulée d’avril 2019, abus de fonction, trafic d’influence et dilapidation de deniers publics.
Mardi, la Cour d’Alger a décidé de reporter au 24 mai prochain le procès en appel de l’ancienne ministre de l’Industrie, Djamila Tamazirt. Le pôle pénal économique et financier près le tribunal de Sidi M’hamed l’a condamné en février à 5 ans de prison ferme pour des faits de corruption lorsqu’elle était directrice du complexe agroalimentaire de Corso relevant du groupe Eriad entre 2009 et 2015, avec la saisie de tous les avoirs et fonds des comptes bancaires de tous les accusés dans cette affaire. Tamazirt a été condamnée pour fausse déclaration de patrimoine, abus de fonction en vue de l’obtention de privilèges et octroi d’indus avantages aux tiers lors de la conclusion de marchés, ainsi que pour conflits d’intérêt, avec son acquittement de dilapidation de deniers publics et de trafic d’influence. Parmi les plus importants dossiers dans cette affaire figure le contrat de partenariat entre le Groupe Benamor et la minoterie de Corso, ainsi que les procédures liées à l’expertise sur l’équipement vendu sous forme de déchets ferreux moyennant un montant ne dépassant pas les 44 millions de DA, sans se référer aux prix proposés par les membres de la commission de vente aux enchères publiques.
C’est au 17 mai également qu’a été reporté le procès en appel des ministres Djamel Ould Abbes et Said Barkat de l’affaire de détournement de deniers publics du ministère de la Solidarité nationale dans laquelle des cadres sont également impliqués. La chambre pénale près la Cour d’Alger avait confirmé, en décembre 2020, les peines prononcées par le Tribunal de première instance de Sidi M’hamed à l’encontre d’Ould Abbes et Barkat condamnés à des peines respectives de 8 ans et 4 ans de prison ferme. L’ancien SG du ministère de la Solidarité, Bouchenak Khelladi, a été condamné à 3 ans de prison. Le fils de Djamel Ould Abbes, El Ouafi (en fuite à l’étranger), a été condamné à 10 ans de prison ferme et une amende d’un million de DA avec émission d’un mandat d’arrêt international. Le procès en appel de l’ancien député du parti du FLN Baha-Eddine Tliba, poursuivi dans une affaire de manipulation des listes électorales des législatives de mai 2017, a également été reporté au 17 mai.
Quant au procès en appel des accusés dans l’affaire GB pharma, il a été reporté au 10 mai. Cette affaire porte également sur le financement occulte de la campagne électorale de la présidentielle annulée d’avril 2019, dans laquelle sont poursuivis les deux anciens Premiers ministres, Ahmed Ouyahia et Abdelmalek Sellal ainsi que les frères Benhamadi propriétaires du groupe Condor. n