Par Wafia Sifouane
Après avoir essuyé un refus, suite au dépôt de son dossier d’agrément auprès du ministère du Travail, la Confédération des syndicats algériens (CSA), qui regroupe actuellement 13 syndicats autonomes, se réunira aujourd’hui pour évaluer la situation et décider des actions à entreprendre. En effet, après le dépôt du dossier de sa constitution le 28 décembre 2018, la CSA s’est confrontée au rejet de son dossier. Le ministre du Travail Mourad
Zemali, dans la notification de refus adressée à la Confédération, a fait référence au non-respect de l’article 2 de la loi 14/90 du 12 juin 1999 modifiée et complétée, relative aux modalités d’exercice syndical. Bien que ce refus n’a guère surpris les syndicats, ces derniers se sont étonnés du motif de refus, en indiquant que le ministère a fait référence à une loi consacrée à la création d’un syndicat et non une confédération. «Cette réunion sera consacrée à l’aspect technique, car nous allons tenter d’être les plus conformes à la loi ; il est clair que la tutelle tente de nous empêcher de nous constituer en confédération», a indiqué M. Idir Achour. Parmi les options envisagées par la Confédération en cas d’un second refus, la justice, ou encore faire appel à l’Organisation internationale du travail (OIT), qui a, rappelons-le, mis en garde l’Algérie contre les atteintes aux libertés syndicales. Fruit d’un long travail qui a duré deux ans, la Confédération des syndicats algériens se veut être une centrale syndicale parallèle à l’UGTA, un nouveau moyen pour les travailleurs de revendiquer leurs droits.