L’affaire du refus de l’enregistrement du prénom amazigh Tanila à l’APC de Annaba fait des émules et des vagues. Après la plainte du père du nouveau-né et le collectif d’avocats, ainsi qu’un groupe d’intellectuels qui se sont portés partie civile dans cette affaire , voilà que le Mouvement culturel amazigh des Aurès vient à son tour, et par un communiqué dont nous avons reçu copie, apporter son soutien à la revendication du père qu’il qualifie de « légitime et naturelle » de choisir un prénom berbère pour sa propre fille. Abdelmajid Labidi, s’est vu refuser l’inscription du prénom Tanila de sa fille au niveau du bureau des inscriptions des nouveau-nés à l’APC de Annaba, un refus en totale contradiction avec les nouvelles directives et instructions du ministère de l’Intérieur qui, en plus d’autoriser et d’obliger les proposés à accepter les prénoms amazigh, avait rajouté l’équivalent de 300 prénoms berbères féminins et masculins pour que justement les citoyens puissent choisir et donner des prénoms tirés de l’histoire des hommes et des femmes de ce pays. <