Par Sihem Bounabi
Suite au mouvement de protestation des agents de la Protection civile, les 13 et 25 avril dernier, afin de faire valoir leurs revendications socioprofessionnelles, leur voix a été entendue par leur Direction qui s’est engagée à trouver des solutions.
En effet, la Direction générale de la Protection civile (DGPC) a affirmé, avant-hier dans un communiqué, que toutes les revendications exprimées par les agents «ont été examinées au niveau central et soulevées aux autorités concernées». Dans leur plateforme de revendications, les sapeurs-pompiers réclament notamment la révision du statut particulier avec la participation des représentants «légitimes» des salariés, la promotion des éléments de la Protection civile sur la base du diplôme professionnel, tel que défini dans les statuts de la Fonction publique, et la levée du gel sur le recrutement externe. Ils réclament aussi le renouvellement des équipements et la réhabilitation de leur lieu de travail.
A ce propos, la DGPC a ainsi précisé dans le communiqué que «toutes les revendications entrent dans le cadre du statut particulier des agents de la Protection civile», soulignant que «ces revendications seront abordées et réglées dès la révision du statut particulier de ce corps». Il est également affirmé que «toutes les catégories des fonctionnaires relevant du secteur seront associées dans l’enrichissement du projet de révision du statut particulier du corps et ce pour répondre à toutes les revendications exprimées».
Pour rappel, les pompiers protestataires ont également réclamé le relèvement du salaire de base de 15 660 à 24 000 DA, de la valeur du point indiciaire de 45 à 90 DA avec l’annulation de l’impôt sur le revenu et l’augmentation de la prime de rendement à 40%, ainsi que des indemnités financières pour les 80 heures travaillées par semaine.
Une autre des revendications socioprofessionnelles est l’inscription de la Protection civile sur la liste des métiers pénibles éligibles à la retraite anticipée et celle sans conditions d’âge. En l’occurrence, permettre aux agents de la Protection civile de partir en retraite après 32 ans de service et bénéficier de la retraite anticipée après 25 ans de service.
Tout en s’engageant à trouver des solutions pour répondre aux revendications socioprofessionnelles des agents de la protection civile, la DGPC appelle l’ensemble des agents à «faire preuve de discipline et de sens de responsabilité et à ne pas céder aux publications subversives visant à semer la zizanie et l’instabilité au sein des rangs du secteur de la Protection civile».
Rappelonst toutefois que les pompiers protestataires semblaient déterminés à poursuivre leur mouvement, puisqu’ils déclaraient lors de la protestation du 25 avril dernier qu’«en cas de non-satisfaction de nos revendications, nous comptons organiser une grève, suivie d’une marche à Alger et d’un rassemblement devant le siège de la Direction générale de la Protection civile». A suivre donc.