Les fans du CR Belouizdad sont sur le qui-vive à propos de la situation très difficile que traverse leur équipe notamment après avoir enregistré son premier forfait de l’histoire à domicile face à l’AS Aïn M’lila en perdant son premier match du championnat par pénalité en plus d’une  défalcation de trois points.

Alors que le président de l’APC de Belouizdad, Amamra, et le président du CSA, Karim Chettouf, ont tenté tardivement de régler le problème des dettes du Chabab, en pensant à un directoire avant le remplacement du président en exercice de l’équipe, Mohamed Bouhafs refuse catégoriquement de quitter son poste. Ce qui complique la situation au moment où les fans espèrent que l’équipe pourrait jouer son prochain match du championnat contre le Paradou.

C’est le blocage complet

Règlementairement, la Ligue de football ne reconnaît que le président de la SSPA Fanatic, à savoir Mohamed Bouhafs, et son conseil d’administration, pour accepter ce fameux chèque de 4 milliards proposé par le président du CSA et celui de l’APC. Et c’est ainsi qu’on parle d’une éventuelle réunion entre des responsables du CSA et le notaire pour dissoudre le conseil d’administration et mettre un directoire avant l’arrivée d’un nouveau président. Or, Bouhafs a déclaré à la chaîne TV Ennahar « rester le président de la SSPA ». Quant à l’ex-avocat du club, Me Tarafi, il annonce  que « la dissolution de la SSPA nécessite des procédures qui prendraient beaucoup de temps». «Cela nécessiterait trois années environ pour ce faire. Il faut convoquer le conseil d’administration dans les temps impartis et suivre cette procédure jusqu’au bout », a-t-il précisé. Ce qui n’est donc pas pour régler au plus vite cette situation. Pour l’ex-avocat, il ne reste que le retrait de confiance au président pour régler ce cas. Et c’est ce que cherchent à faire le président du CSC et son groupe. Il faut savoir aussi que le CSC n’est pas membre de la SSPA et donc n’a pas le droit d’appeler à une réunion du conseil. Il ne reste plus que deux solutions : trouver un protocole d’accord entre la SSPA de Bouhafs et le CSA afin de régler les dettes du club avec l’argent proposé par le président de l’APC. Sinon, au président de la SSPA de régler les dettes. Du côté de la Ligue de football, on est vraiment à cheval en matière d’application des règlements. La LFP exige donc que le chèque soit d’abord endossé au nom de la SSPA avant qu’il ne soit endossé au nom de la LFP. Ce que les présidents de l’APC et du CSA refusent pour des raisons évidentes. C’est donc le blocage complet alors que les deux parties campent sur leurs positions : le président Bouhafs refuse de quitter son poste, le président de l’APC et du CSA veulent le détrôner et c’est ainsi que les supporters de l’équipe se retrouvent dans l’expectative… C’est l’amer constat dû à la grande responsabilité du président Bouhafs et son conseil d’administration qui n’ont pas réglé le problème des dettes du club qui se chiffrent à 4,9 milliards de centimes. Le président du CSA du CR Belouizdad, Karim Chettouf, a d’ailleurs affirmé hier que le patron du Conseil d’administration de la SSPA du club, Mohamed Bouhafs, n’avait pas encore été destitué et a annoncé la tenue prochaine d’une assemblée extraordinaire des actionnaires « pour prendre une décision » à ce sujet. « Notre priorité actuelle est d’abord de régler les dettes du club pour permettre à l’équipe de bénéficier des licences de ses nouvelles recrues en vue du match face au Paradou AC samedi. Il y a aura prochainement une assemblée extraordinaire des actionnaires qui prendra une décision concernant Bouhafs», a encore indiqué à l’APS le président du club sportif amateur (CSA), actionnaire majoritaire au sein de la Société sportive par actions (SSPA) du CRB. Pour rappel, le détenteur de la Coupe d’Algérie 2016-2017 n’a pas présenté également à la Ligue de football professionnel (LFP) les dossiers médicaux des joueurs de l’équipe des réserves avec lesquels il devait affronter le nouveau promu.

En outre, le club de la capitale n’avait pu obtenir les licences des nouveaux joueurs engagés lors du mercato estival (raison pour laquelle il allait jouer avec les réserves), à cause des dettes cumulées au niveau de la Chambre de résolution des litiges (CRL) qui dépassent les dix millions de dinars (un milliard de centimes). Des licences qu’il a finalement obtenues mardi matin. En conséquence, le Chabab a perdu par pénalité (3-0) son match en plus d’une défalcation de trois points dont il a écopé lundi soir. Outre cette sanction, le club algérois devra s’acquitter d’une amende financière de 1.000.000 dinars et sera privé aussi de la quote-part due au titre des droits de télévision pour le match en question. Affaire toujours à suivre…