Alors que l’affaire Khalifa continue à être réexaminée par le Tribunal criminel près la Cour de Blida, deux autres dossiers qui, pour rappel, ont été déjà traités par la justice, devraient refaire surface dès le mois de janvier prochain. Il s’agit de l’affaire de l’autoroute Est-Ouest, dont le procès devrait débuter le 21 janvier prochain, ainsi que du dossier Sonatrach I, aussi lourd que celui du procès Khalifa, fixé au 17 février prochain.

Ainsi, en plus de l’affaire Khalifa, ouverte au Tribunal criminel près la Cour de Blida, actuellement au stade des plaidoiries, les deux autres scandales politico-financiers de l’ère Bouteflika, de surcroît les plus retentissants, devraient revenir sur le devant de la scène dès le premier mois de l’an prochain, puisqu’ils sont programmés pour la deuxième session criminelle.
Les deux affaires seront traitées par le Tribunal criminel près la Cour d’Alger. La reprogrammation de ces deux dossiers, en plus de l’affaire Khalifa, fait suite à la décision de la Cour suprême de réexaminer les dossiers en question. Pour ce qui est de l’affaire de l’Autoroute Est-Ouest, des peines de prison allant de 1 an avec sursis à 20 ans de réclusion, faut-il le rappeler, ainsi que trois acquittements ont été prononcés en mai 2015 contre 23 personnes morales et physiques impliquées dans cette affaire de corruption, dont le procès s’est déroulé au Tribunal criminel d’Alger. Quinze personnes et 7 entreprises étrangères étaient impliquées dans cette affaire dont le procès a été tenu après deux reports et une tentative de la défense de le requalifier, en 2014, en correctionnelle. Une demande rejetée par la Cour suprême qui a confirmé que cette affaire devait être traitée par le Tribunal criminel d’Alger. D’autres jugements définitifs avaient été également rendus dans l’affaire Sonatrach 1, examinée par le Tribunal criminel d’Alger. Il avait, rappelons-le, prononcé, le 2 février 2016, une peine de 6 ans de réclusion criminelle assortie d’une amende de 1 million de dinars à l’encontre du principal accusé dans l’affaire Sonatrach 1, le président du conseil d’administration du groupe algéro-allemand Contel Funkwerk, Al Ismaïl Mohamed Reda Djaafar. Une peine d’emprisonnement ferme de 6 ans, assortie d’une amende de 2 millions de dinars avait été également prononcée contre Meziane Mohamed Reda, fils de l’ex-PDG de Sonatrach. Meziane Mohamed, l’ex-PDG de Sonatrach, avait, quant à lui, été condamné à une peine de 5 ans avec sursis assortie de 2 millions DA d’amende. Des peines de 5 à 6 ans de prison ferme avaient été prononcées également à l’encontre d’autres personnes impliquées dans l’affaire. Il s’agit, entre autres, de Meghaoui Hachemi, ex-PDG du CPA (5 ans de prison ferme), de Belkacem Boumedienne, ancien vice-président chargé des activités amont, 5 ans de réclusion criminelle. Par ailleurs, une amende de 5 millions de dinars avait été infligée à la société allemande Funkwerk Plettac, tandis que les trois autres sociétés, à savoir la Sarl Contel Algérie, le groupe algéro-allemand Contel-Funkwerk et le groupe italien Saipem Contracting Algeria, avaient été condamnées chacune à une amende de 4 millions de DA. Dix-neuf personnes morales et physiques impliquées dans laffaire avaient bénéficié de lacquittement. Ces scandales politico-financiers, aussi lourds que préjudiciables à l’image de l’Algérie, sont à nouveau enrôlés dans le cadre de la prochaine session criminelle. n