Lancée dès 2016 par la direction du musée et l’Office de gestion et d’exploitation des biens sauvegardés (OGCB), l’opération visant à inventorier les acquisitions et pièces entreposées dans les stocks du Musée saharien de Ouargla a été finalisée.

Une dernière étape avant la réouverture «toute prochaine» du musée au public, a fait savoir à l’APS la directrice de l’institution, Oum El-Kheir Benzahi. Précisant que l’inventaire des collections du musée, fondé en 1938 et longtemps considéré comme une halte de caravanes culturelles, a pour objectif de «réhabiliter et d’évaluer» toutes les acquisitions du musée saharien en procédant à une classification selon la nature et la valeur historiques des pièces. Les conservateurs du musée sont actuellement «au stade du choix des articles» destinés à l’exposition au public, a-t-elle ajouté. La finalisation de l’inventaire des collections est intervenue après la restauration du bâti. A ce titre, il est à préciser que l’opération de restauration a nécessité, selon certaines sources, un montant de 50 millions de dinars et a été réalisée en respectant le cachet architectural local saharien. La restauration a consisté en la réhabilitation des façades extérieures et intérieures au moyen d’un revêtement en gypse local, la réfection des toitures et des sols, la réalisation de l’éclairage (intérieur et extérieur), l’entretien et la réfection des réseaux divers, et l’installation de nouvelles armoires d’exposition.
Quant aux collections qui seront prochainement exposées au public, il s’agit, en plus de la partie ethnographie du musée renseignant sur les modes de vie des habitants de la région, leurs traditions et coutumes, leur artisanat traditionnel ou encore les techniques de confection de leurs habits et la fabrication de leurs ustensiles, d’une autre partie de plus de mille pièces datant de la préhistoire à l’ère moderne, notamment des pierres, des fléchettes, des ustensiles en poterie et d’autres en cuivre qui seront «soigneusement conservés» dans des boîtes spéciales pour les préserver des facteurs de dégradation au vu de leur valeur historique.
Les collections du musée saharien d’Ouargla seront, par ailleurs, mises à la disposition, «en coordination avec l’administration du musée»,  des universitaires et chercheurs pour les besoins d’études scientifiques et de recherches, a fait savoir la directrice de l’institution.