La crise organique provoquée depuis mercredi dernier au sein du MSP, conséquemment à la désignation de Hachemi Djaâboub – cadre dans les structures du parti islamiste et membre de son conseil consultatif – au poste de ministre du Travail, tend à se corser jour après jour.
D’autant plus que des voix influentes dans la maison du Mouvement de la société pour la paix (MSP) n’ont pas hésité à féliciter le désormais nouveau ministre du Travail alors que son président, Abderezak Makri, continue de crier sur tous les toits sa colère contre Djaâboub.
Signe d’un malaise organique, les mesures prises à l’encontre de Djaaboub, suspension de sa qualité de membre du parti et sa traduction devant la commission de discipline, ont déclenché d’autres divergences. En effet, la réaction de Makri et les sanctions annoncées illico-presto sont loin de faire consensus au sein du MSP. C’est le cas d’Abderahmane Saidi, ancien chef du Majliss Echoura, qui a reproché à Makri sa précipitation à attaquer et descendre Djaâboub. C’est aussi le cas de l’ancien président du parti, Aboudjera Soltani, qui a adressé un message de félicitations à Djaaboub, traduisant ainsi sa désapprobation de la ligne imprégnée par Makri au parti et la non-disparition de la culture de l’entrisme dans ses structures.
Pour sa part, l’ancien ministre du MSP, Abdelkader Semmari, a reproché à Makri ce qu’il a considéré comme des «décisions hâtives» à l’encontre de Djaâboub. n