Par Sihem Bounabi
Vingt-six manifestants arrêtés lors de la marche de samedi 3 avril à Alger ont été présentés hier devant la justice. Seize manifestants l’ont été devant le tribunal de Sidi M’hamed et 10 autres devant celui de Bab el Oued.
Ainsi, en fin de journée, tous les manifestants qui ont été présentés devant le procureur et juge d’instruction du Tribunal de Sidi M’hamed d’Alger ont tous été placés sous mandat de dépôt, sauf Samir Boudjemaa pour des raisons médicales, selon le Comité national pour la libération des détenus (CNLD). Il s’agit de Fethi Diyaoui, Bourahla Mohamed Amine, Aimad Dendoune, Adel Bensaada, Ali Senouci, Ahmed Lwafi, Omar Lorari, Zakaria Metidji, Lotfi Bouguerra, Mohamed Selmane, Taazibt Abdelkayoum, Ahmed Lakhdari, Benameur Belkacem Rachid, Lounès Boutaankik.
La dizaine de manifestants qui ont également été présentés devant le Tribunal de Bab el Oued-Bainem, suite à leur arrestation lors de la marche de samedi dernier, ont tous été également placés sous mandat de dépôt à l’exception d’un mineur, Badr Mohamed Lamine, qui a été relâché. Le CNLD rapporte qu’il s’agit de Abdelhak Ben Rahmani dit Merouane, Talhi Saïd dit Zinou, Slimane Hocine, Abdelli Zouhir Abdeldjalil, Ahmed Betrouni, Walid Oudjit, Agoumadz Bachir, Menkhel Mohamed Lamine, Salah Abdelhak, Malek Abdelhalim. Les manifestants sont poursuivis pour les chefs d’accusation d’«atteinte à l’unité nationale», «attroupement non-armé» et «incitation à attroupement non armé».
Pour rappel, une tentative de marche à partir du quartier populaire de Bab el Oued a été rapidement interrompue par les forces de sécurité, qui ont procédé à plus d’une vingtaine d’arrestations parmi les manifestants.
Par ailleurs, dimanche 4 avril, Mohamed Tadjadit et Malik Riahi ont été interpellés. Selon le CNLD, les forces de sécurité ont effectué une perquisition dans un appartement dans la commune de Aïn Benian, où les deux activistes du Hirak se trouvaient. L’interpellation de Mohamed Tadjadit et de Soheib Dabaghi intervient au lendemain des vidéos, diffusées samedi 3 avril 2021, par les deux militants, montrant un mineur de 15 ans bouleversé à la sortie du commissariat, accusant les forces de l’ordre «d’attouchements» et de «violences physiques et verbales». La Direction générale de la Sûreté nationale (DGSN) a réagi en annonçant l’ouverture d’une enquête.
Par ailleurs, au niveau de la cour de Ruisseau, le parquet a requis 2 ans de prison ferme assorti d’une amende de 100 000 Da à l’encontre de Fodil Boumala.