L’activité de la pêche au thon rouge va connaître de nouvelles dispositions qui la régiront désormais. Cette initiative prise par la Commission internationale pour la conservation des thonidés de l’Atlantique (CICTA) touchera également l’activité en Algérie, où la modification de certaines dispositions est déjà finalisée.

En effet, cette nouvelle procédure telle que dictée par la CICTA, vient après la révision à la hausse du quota de pêche au thon rouge de l’Algérie. Pour rappel, les négociations ont eu lieu à la fin de l’année écoulée où l’Algérie a entamé des négociations pour revoir à la hausse son quota, fixé en 2017 à 1 046 tonnes puis porté à 1 306 tonnes en 2018, 1 400 t en 2019 et 1 600 t en 2020. L’Algérie avait bénéficié d`une augmentation graduelle de son quota qui avait été fixé à 243 tonnes au titre de l`année 2014, 370 tonnes en 2015, 460 tonnes en 2016, soit environ 2% du total admissible de captures (TAC). Cette activité rapporte entre 15 et 20 millions d’euros au Trésor public, d’où la pression mise par l’Algérie pour augmenter son quota. Il faut préciser qu’aucune augmentation de quota n’est acceptée sans l’aval de la CICTA car, durant plusieurs années, de nombreux pays avaient épuisé leur quota et s’étaient rabattus sur les thonidés de l’Atlantique mettant l’espèce en danger de disparition. Pour mieux gérer l’activité, le ministère de l’Agriculture, du Développement rural et de la Pêche, et conformément aux engagements de l’Algérie au sein de la CICTA, a procédé, via un arrêté ministériel, à certains changements de la réglementation. Ainsi, l’arrêté modifie et complète celui du 19 avril 2010 instituant des quotas de pêche au thon rouge pour les navires battant pavillon national, exerçant dans les eaux sous juridiction nationale, et fixe les modalités de leur répartition et de leur mise en œuvre. Cet arrêté, publié au Journal Officiel n° 30, précise que les dispositions de l’arrêté de 2010 ont été complétées par l’article 12 bis et concerne l’installation des équipements de communication assurant la connexion Internet et le téléphone satellitaire à bord des bateaux de pêche.
L’arrêté indique que ces équipements doivent être opérationnels durant les campagnes de pêche et les capitaines des navires thoniers senneurs doivent mettre ces équipements à la disposition des contrôleurs observateurs et de l’observateur de la Commission internationale pour la conservation des thonidés de l’Atlantique (CICTA). Les dispositions de l’article 13, également modifiées, complétées, stipulent que le capitaine du navire thonier est tenu de conserver à bord du navire, durant une année, le carnet de pêche au thon rouge, vivant ou mort, coté et paraphé, fourni par l’administration de la pêche. Les dispositions de l’article 13 soulignent également que le capitaine du navire thonier senneur est tenu de débarquer les prises de thons rouges morts dans les ports désignés à cet effet. Les ports de débarquement sont ceux d’Alger, Annaba, Béjaïa, Cherchell, Oran et Ténès. Le capitaine du navire thonier palangrier est tenu de débarquer sa production dans les ports de Bouzedjar et de Béni Saf, précise-t-on encore. Concernant le «thon rouge mort pêché par les navires thoniers palangriers», l’arrêté exige «l’étiquetage qui doit comporter le numéro de série de l’étiquette, le nom de l’espèce (code FAO), la taille totale (Lt) (cm), le poids total (kg), le sexe de l’espèce, l’origine de l’espèce, le numéro du permis de pêche».