L’Algérie n’a pas expulsé de réfugiés syriens ou yéménites, les 25 et 26 décembre dernier, se trouvant sur son sol vers le Niger, a indiqué la Ligue algérienne pour la défense des droits de l’homme (LADDH) qui a dénoncé le fait d’avoir usé du nom de l’ONG pour faire circuler des « allégations dénuées de toutes vérités.

Récemment, les médias nationaux et internationaux ont repris, sans vérifier la véracité de l’information, un communiqué dans lequel la LADDH aurait lancé «un appel urgent» aux autorités algériennes, à l’Etat du Niger, au Haut-commissariat aux réfugiés (HCR) et à l’Organisation internationale des migrations (OIM) pour intervenir et apporter assistance à une cinquantaine de personnes, refoulées par l’Algérie vers le Niger.
« Le rapport communiqué au nom de la LADDH est faux. L’objectif de son rédacteur est d’induire en erreur l’opinion nationale et internationale et obtenir de l’argent de certains réseaux occidentaux », précise l’aile présidée par Houari Keddour. L’ONG explique par ailleurs qu’une opération de refoulement de ressortissants nigériens, se trouvant de manière illégale sur le territoire Algérie, ont été reconduits aux frontières dans le respect de la dignité humaine et dans le cadre des conventions et du droit international. « L’opération a été coordonnée entre les autorités des deux pays. Les migrants ont été reconduits à la frontière à Aïn Guezam (Tamanrasset) et raccompagnés par la suite par les autorités de leur pays en respectant les droits humains », ajoute la même source.
S’agissant des 117 migrants de nationalités syrienne, yéménite et palestinienne, incarcérés dans une prison à Aïn Guezam, la LADDH a affirmé, après avoir mené une enquête, que ces derniers outre d’être entrés de façon illégale en Algérie, ont utilisé de « faux passeports ». Un acte pour lequel les concernés ont écopé d’une peine de 2 mois de prison ferme pour chacun d’entre eux».
Ces migrants, ajoute l’ONG, ont été expulsés par les autorités compétentes au Niger, pays à partir duquel ils étaient entrés sur le sol algérien. L’Algérie a informé, avant de procéder à l’opération de refoulement, le Haut-commissariat aux réfugiés (HCR) en Algérie, les ambassades des migrants concernés par l’expulsion », soutient la LADDH.