Troisième fournisseur de l’Europe en gaz, derrière la Russie et la Norvège, l’Algérie risque de voir ses exportations en la matière vers le Vieux continent revues à la baisse à moyen terme. Et pour cause.

L’Union européenne vient de se fixer comme objectif de réduire d’environ un tiers sa consommation d’énergie fossile d’ici 2030. Autrement dit, la compagnie nationale Sonatrach pourrait se retrouver dans un proche avenir avec une chute considérable de ses exportations vers le marché européen. C’est dire que la compagnie nationale Sonatrach va devoir vite se préparer à trouver d’autres marchés pour ne pas se retrouver avec un trop plein de déficit de recettes et c’est toute une stratégie

que comptait mettre en place la Sonatrach, consistant à développer les exportations vers l’UE, qui doit être revue même si la compagnie nationale a déjà mis en place une stratégie de diversification de ses exportations à l’étranger. En tout état de cause, la décision de l’UE a été décidée après que les négociateurs du Parlement et du Conseil européens ont trouvé un compromis sur le troisième
volet du paquet « Energie propre » proposé par la Commission fin novembre 2016. Le texte devra encore être approuvé par les Etats membres et les eurodéputés.
On apprend également que la nouvelle législation prévoit un objectif d’efficacité énergétique de 32,5% d’ici 2030, avec une clause de révision en 2023, par rapport au niveau de 1990. C’est plus que ce que proposait l’Exécutif européen (30%) mais en-deçà de la cible du Parlement (35%). Le commissaire à l’Action pour le climat, Miguel Arias Canete, a déclaré dans un communiqué : « L’Europe est de loin le principal importateur d’énergie fossile dans le monde. Aujourd’hui, nous mettons fin à cela. Cet accord est une impulsion majeure en faveur de l’indépendance énergétique de l’Europe ». <