lendemain de l’instruction « confidentielle » du chef de l’Etat, Abdelaziz Bouteflika, transmise par le chef de cabinet de la présidence de la République, aux responsables des services de sécurité, faisant état de l’interdiction d’Ali Benhadj de toute activité publique et de sortie de la capitale, Abderrezak Makri, chef du MSP, fait feu de tout bois et dénonce, ce qu’il considère être « une atteinte » à la liberté et aux droits de l’homme. Il estime qu’un responsable épris de valeurs de justice, de respect des droits humains et de démocratie ne peut  « se taire devant ce qu’endure Ali Benhadj ». Pour Makri, Benhadj « est de son plein droit d’exprimer ses convictions quel qu’en soit le résultat ». Le chef du MSP considère que cette instruction présidentielle remise par Ouyahia aux responsables des services de sécurité « est illégale et anticonstitutionnelle». Il estime que Benhadj, « s’il avait fauté, avait payé pour ses erreurs », de ce fait « il est illégal d’attenter à ses droits ». Makri rappelle que Benhadj a eu à exprimer ses opinions sur la Réconciliation nationale dans une rencontre organisée par le MSP et que son intrusion sur cette affaire « est dictée par des principes politiques », même si, tente-t-il de tempérer, les convictions de Benhadj ne sont pas les siennes.