La cuisante élimination des Verts lors de la 31e édition de la Coupe d’Afrique des Nations a montré de nouvelles facettes d’une équipe qui était il n’y a pas si longtemps la meilleure formation en Afrique de par son jeu, la qualité de ses joueurs, mais également de son administration. Depuis quelques mois, ces indices ont disparu de l’indice FAF et ont été remplacés par d’autres paramètres qui ont fait couler le football national avec une élimination des camarades de Mahrez dès le premier tour de la grande messe africaine.


Pour les observateurs et les férus du ballon rond, le désormais ex-entraineur national, Georges Leekens, n’est pas le seul responsable de la «débâcle» de Franceville. Le président de la Fédération algérienne de football, Mohamed Raouraoua, a sa part de responsabilité dans l’élimination des Fennecs. Comment ? Il faut dire que le patron du football algérien depuis 2001 a fait des mains et des pieds pour le limogeage du Serbe Milovan Rajevac, sous la pression des joueurs et le recrutement de Leekens un mois plus tard, alors que l’équipe était en pleine préparation pour le deuxième match des éliminatoires de la Coupe du monde 2018. Les choix du président de la FAF sont plus que contestés depuis quelque temps, surtout en ce qui concerne les décisions prises, commentées par certains d’unilatérales.
Sur le choix des entraîneurs, les chiffres sont là. Pas moins de quatre coaches ont été limogés par Mohamed Raouraoua en 10 mois, un record désolant pour notre football.
Régnant sur la bâtisse de Dely Ibrahim depuis 16 ans (avec un break de 3 ans entre 2006 et 2009), le boss de l’instance fédérale devrait, sans aucun doute, ne pas se présenter aux prochaines élections de la FAF, prévues fin février début mars prochain, sachant que son mandat arrivera à terme à cette période, lui qui a été plébiscité le 8 mars 2013 à Alger. Cette fois-ci, les données ont changé et les plus ardents connaisseurs demandent le départ d’El Hadj après la désolante «humiliation» de Franceville.

Qui succèdera  
à «El Hadj» ?
L’annonce sera faite dans quelques jours. Le président de la Fédération algérienne de football qui se trouve actuellement en France, pour des soins, devra réunir son bureau fédéral dans les prochains jours pour décider de l’avenir de la FAF, mais également pour annoncer qu’il ne se représenterait pas lors des prochaines élections de la FAF programmées dans quelques semaines. Mais qui lui succèdera à Dely Ibrahim ? Plusieurs noms sont évoqués, mais aucun n’a encore annoncé officiellement son intention de briguer la présidence de la FAF, même si l’ancien président du NAHD, Mourad Lahlou, avait annoncé en décembre dernier son vœu de prendre en main la fédération.
Par ailleurs, des sources concordantes annoncent que trois noms sont présents dans les calepins des «électeurs» de l’Assemblée générale de la FAF pour le poste de président, sachant que les membres actuels du bureau fédéral ne peuvent pas se présenter pour ce poste car ils ne sont pas éligibles selon les statuts de la FAF.
Pour les candidats probables, il s’agit de l’ancien président de l’ES Sétif, Abddelhakim Serrar qui a émis à plusieurs reprises son intention de prendre en main les destinées du football national, sauf que «Hakoum» avait toujours indiqué qu’il ne présenterait sa candidature que si Raouraoua ne se présentait pas au même poste.
Le deuxième candidat probable est Mohamed Mecherara, l’ancien président de la Ligue nationale de football.
Mecherara, ancien commissaire aux comptes, connu pour son niveau de gestion et son intégrité dans le monde du ballon rond, parait l’une des possibilités les plus probables pour le remplacement de Raouraoua à la tête de la FAF. Le troisième nom est celui de Rachid Maârif.
Ancien ambassadeur d’Algérie en Italie et président du MC Alger, il serait l’homme tant recherché pour le remplacement de l’actuel boss de la FAF à Dély Ibrahim. Fin connaisseur du football et de la gestion, il pourrait présenter sa candidature pour le poste de président de la FAF. Il faut savoir que la commission électorale sera élue lors de la prochaine assemblée générale ordinaire, prévue avant le 28 février prochain selon la circulaire du ministère de la Jeunesse et des Sports. L’AG élective devrait se dérouler selon la même circulaire avant le 15 mars 2017.

Que prévoit la réglementation ?
Sachant qu’il allait un jour quitter son poste de président de l’instance fédérale, Raouraoua a ficelé un code électoral et des statuts de la fédération sur mesure.
En effet, selon le règlements de la FAF, sont éligibles pour le poste de président de l’instance les personnes qui remplissent les critères suivantes : être membre de l’assemblée générale, être de nationalité algérienne, être âgé au minimum de 30 ans, jouir de ses droits civils et civiques, ne pas avoir subi de sanction sportive grave, ne pas avoir été condamné pour des délits infamants, avoir un niveau de formation justifié, soit par des titres universitaires, soit par l’exercice d’une fonction de responsabilité supérieure au sein du secteur public ou privé et avoir exercé des responsabilités dans des institutions ou associations sportives de football pendant au moins cinq années consécutives.
Sauf que tous les candidats potentiels ne remplissent pas le premier paramètre cité, à savoir être membre de l’Assemblée générale, sauf s’ils sont mandatés par un club professionnel pour le représenter dans ces élections et c’est le scénario le plus probable jusqu’à maintenant, comme le stipule l’article 2.1 des statuts de la FAF. Des scénarios qui n’attendent que leur exécution même si pour le moment rien n’est encore joué vu que le président de la FAF ne s’est pas encore exprimé. n