La saison estivale vient à peine de commencer et voilà que la mafia des plages fait déjà parler d’elle. Un père de famille a été sauvagement agressé, samedi dernier, à l’arme blanche, à Coralès, dans la commune de Bousfer, à Oran. Son tort est d’avoir «osé» installer son propre parasol, refusant de louer celui proposé par des voyous qui squattent, comme chaque année, cette plage.

Ce n’est pas la première fois que les autorités annoncent une telle mesure qui est très vite démentie sur le terrain, comme on l’a vu partout sur les plages du pays, livrées aux squatteurs de tous bords. Il y a à peine une semaine, de jeunes délinquants ont agressé un père de famille à l’arme blanche au niveau d’une plage dans la commune de Bousfer, dans la wilaya d’Oran. La malheureuse victime, qui avait l’intention de se baigner avec sa petite famille, n’a pas eu cette chance. En effet, ce père de famille s’est installé dans un coin paisible de la plage, avant qu’un jeune, sur un ton menaçant, ne lui demande de remballer son équipement et de louer une table et un parasol à 1 200 DA. Face à son refus, le voyou lui a asséné plusieurs coups de couteau qui ont failli lui coûter la vie. Evacué à l’hôpital, l’homme a survécu à ses graves blessures qui lui laisseront des séquelles indélébiles. La police a aussitôt ouvert une enquête afin de mettre la main sur l’agresseur. Cette affaire remet au-devant de la scène la question de la gratuité et de la sécurité dans les espaces publics, pris en otages par des jeunes, souvent des délinquants, qui n’hésitent pas à malmener les paisibles citoyens. Ce problème, qui refait surface chaque été depuis des années, risque de perdurer en faisant plus de victimes. Il est donc urgent de se défaire des discours et de passer aux actes. Ainsi, on constate encore amèrement le contrôle des espaces autorisés à la baignade, en violation des lois, par des petits voyous, qui procèdent au harcèlement des familles. La question, qui doit se poser est : où est passé toute «l’armada» de policiers et de gendarmes prévue pour la sécurisation des plages lors de la saison estivale ?
La situation ne s’améliore guère. Comme chaque année, ce sont les mêmes problèmes et discours qui se répètent et perdurent. M. Bedoui, ministre de l’Intérieur, avait déjà rappelé et ordonné de faire respecter, les années précédentes, la gratuité des plages sans que ses directives ne soient suivies d’application. Pour quelles raisons les pouvoirs publics ont-ils des difficultés à faire respecter les décisions prises malgré tous les moyens mis en branle, et ils sont loin d’être minimes, qu’ils annoncent à chaque début de saison ?