Par Sihem Bounabi
Le deuxième round de dialogue entre le ministère de la Santé et ses partenaires sociaux débutera dès le 1er juillet et s’étalera jusqu’au mois d’octobre prochain. Des réunions des commissions mixtes entre les cadres du ministère et les représentants des syndicats auront lieu autour de la révision du statut particulier des fonctionnaires de la santé après plusieurs années de mouvement de protestation.
En effet, après avoir obtenu le feu vert de la Direction générale de la Fonction publique, pour entamer officiellement la révision du statut particulier du secteur de la santé, le 3 juin dernier, la commission centrale de suivi des relations avec les partenaires sociaux au ministère de la Santé a adressé un courrier à treize syndicats du secteur pour annoncer que le dossier du statut particulier des fonctionnaires de la santé est officiellement ouvert. Dans ce courrier, le ministère de la Santé demande aux syndicats concernés de leur faire parvenir leurs propositions avant le 1er juillet, en prévision des réunions des commissions mixtes pour débattre des amendements qu’il sera possible d’apporter à ce statut qui a fait couler beaucoup d’encre depuis deux décennies. La plupart des syndicats de la santé saluent la volonté politique affichée de prendre en charge les revendications des professionnels de la santé avec l’espoir que cette fois les promesses seront tenues et les propositions des syndicats réellement prises en considération pour l’amendement du statut promis et puissent enfin être concrétisées noir sur blanc.
Pour la majorité des syndicats, à l’instar du Syndicat national des praticiens spécialistes de santé publique (SNPSSP), les propositions pour l’amendement du statut ont été formulées depuis des années. Ce dossier est prioritaire pour le secteur de la santé publique en remettant l’élément humain au centre des priorités.
Parmi les revendications essentielles dans le cadre de cette révision, il s’agit notamment de revoir les mécanismes de la progression de carrière, du régime indemnitaire, de la revalorisation du point indiciaire, de la reconnaissance des diplômes par la Fonction publique, de revoir les mécanismes de recrutement et de la titularisation ainsi que l’attribution des postes de responsabilité. Autant de sujets de discussion entre les cadres du ministère de la Santé et les treize syndicats qui représentent en tout neuf corps, dont les praticiens spécialistes, les praticiens généralistes, les biologistes, les sages-femmes, les psychologues et les paramédicaux, qui se battent depuis des années pour l’amélioration de leurs conditions de travail, la revalorisation de leurs salaires et la reconnaissance de leur travail à sa juste valeur sans injustice et sans discriminations.