Afin de contrecarrer la propagation du coronavirus en milieu scolaire, le ministère de l’Education nationale lance une troisième campagne de vaccination au profit du personnel. L’opération débutera le 2 janvier et se poursuivra jusqu’au 13 du même mois, indique le ministère dans un communiqué rendu public.

PAR MILINA KOUACI
Décidément, les deux premières campagnes de vaccination, organisées avant la rentrée scolaire et à la fin du premier trimestre, n’ont pas été un franc succès. Le ministère de l’Education nationale a, en effet, décidé de lancer une troisième campagne de vaccination afin de prévenir la propagation du coronavirus dans les écoles et éviter en parallèle que ces espaces ne soient des foyers épidémiques.
Pour la réussite de l’opération, le ministre a mis en avant la nécessité de la coordination entre les directeurs de la santé et ceux de l’éducation afin de rapprocher davantage les staffs médicaux et ceux de l’éducation. «Le bilan de la 2e campagne de vaccination indique que le haut taux de vaccination a été enregistré dans les wilayas où des équipes médicales et paramédicales se sont déplacées dans les établissements scolaires», indique Abdelhakim Belabed, qui présidait dans la matinée d’hier, au siège de son département ministériel, les travaux de la visioconférence regroupant les directeurs de l’éducation et des cadres de l’administration centrale.
Il a, également, exhorté les directeurs de l’Education à collaborer avec les directeurs des établissements afin d’élaborer une feuille de route pour l’organisation de l’opération de vaccination et assurer sa réussite.
Le premier responsable du secteur a, par ailleurs, donné des orientations pour encourager et distinguer les établissements qui enregistrent un taux plus élevé de vaccination du personnel. La même mesure sera prise au niveau de l’administration centrale et des directions de l’éducation qui enregistreront également les plus hauts taux de vaccination parmi leurs personnels.
M. Belabed n’a pas manqué de rappeler le contexte dans lequel la décision d’avancer les vacances d’hiver a été prise. C’était «une mesure de précaution que l’Etat a prise pour protéger nos enfants et leurs familles», ajoute la même source. Il a insisté, en outre, sur la nécessité de la bonne préparation pour le retour des élèves avec la reprise des cours prévue le 2 janvier.
Il y a lieu de rappeler que le ministère avait décidé d’avancer les vacances scolaires d’une semaine en raison de la propagation du coronavirus dans le milieu scolaire. Il a aussi lancé une campagne de vaccination au profit du personnel du secteur de l’Education pour protéger la famille éducative. Le partenaire social estime qu’il est «important» de sensibiliser à l’intérêt de la vaccination. Des syndicats se sont, en effet, impliqués dans la sensibilisation en faveur de la vaccination, mais l’objectif de l’autorité sanitaire n’est pas atteint. Rappelons que la vaccination en milieu de l’enseignement connaît un taux très faible, de l’ordre de seulement 23%, selon le Pr Riyad Mehyaoui.

Des conférences régionales sur la prochaine rentrée scolaire
Lors de la conférence tenue avec les directeurs de l’éducation des wilayas, consacrée aux orientations à suivre pour préparer le retour de vacances des élèves, le ministre de l’Education a annoncé qu’il organisera prochainement des conférences régionales pour préparer la prochaine rentrée scolaire 2022-23 et pour étudier les préoccupations du secteur.
Dans un autre volet, le ministre a donné des instructions pour préparer un bilan des préoccupations prises en charge dans le secteur, en signe de valorisation des efforts fournis sur le terrain.
Pour rappel, cette conférence est organisée à une semaine de la reprise des cours du 2e trimestre. Un deuxième trimestre qui risque d’être perturbé en raison des menaces de grève brandies. Outre la grève cyclique de deux jours par semaine du Cnapeste, le bureau régional du Sud de l’Union nationale du personnel de l’éducation et de la formation (Unpef) a annoncé une action de protestation le 10 janvier prochain. Une action qui sera suivie par des assemblées générales qui vont décider des actions à mener pour faire valoir leurs revendications. Il en est de même pour la Confédération des syndicats algériens (CSA) qui menace de renouer avec la protestation dès la reprise des cours.