Le ministère de la Défense nationale (MDN) a démenti «catégoriquement», hier, dans un communiqué, les informations faisant état du limogeage et de l’arrestation d’un nombre de chefs de structure centrale et de cadres supérieurs au sein de l’Armée nationale populaire. Des informations qui ont longuement circulé sur certains médias et suscité commentaires et spéculations. Des noms de hauts officiers de l’armée ont été cités dans des décisions de limogeages ou d’arrestations. En plus de Wassini Bouazza, les noms des généraux Abdelkader Lachkhem, Othmane Belmiloud, des généraux majors Amar Amrani et Ali Akroum ont été cités comme étant limogés ou arrêtés par la Direction centrale de la sécurité de l’Armée (DCSA). «Certains sites électroniques et réseaux sociaux ont fait circuler, vendredi 17 avril 2020, de fausses informations et des rumeurs concernant le limogeage et l’arrestation d’un nombre de chefs de structure centrale et de cadres supérieurs au sein de l’Armée nationale populaire», a tenu à préciser le MDN. «Le MDN dément catégoriquement ces allégations tendancieuses colportées par des porte-voix et des parties malintentionnées qui n’ont pas digéré les changements initiés par Monsieur le Président de la République, Chef suprême des Forces armées, ministre de la Défense nationale, tentant vainement de semer la confusion et le trouble au sein des rangs de l’ANP, qui demeurera à jamais le rempart impénétrable qui préserve notre Patrie des complots et des conspirations», a ajouté le communiqué. Le MDN dénonce ainsi «avec force ce genre de pratiques abjectes et saura engager les actions légales requises pour présenter les instigateurs de ces campagnes devant la justice, afin de mettre un terme à ces désinformations et manipulations de l’opinion publique».
Par ailleurs, le MDN rappelle que «toutes les décisions prises dans ce cadre sont traitées médiatiquement en toute transparence et que l’opinion publique est informée au moment opportun». En effet, les changements au niveau de certains postes de responsabilité de l’Armée sont communiqués à l’attention de l’opinion. Des images des cérémonies d’installation sont même passées au JT de la Télévision nationale, ce qui est particulièrement rare concernant notamment des structures relevant de la sécurité de l’Armée. C’est probablement la communication inédite du MDN concernant la désignation de nouveaux responsables à la tête de structures sensibles de l’Armée qui a suscité les spéculations qui ont nourri les rumeurs «malintentionnées». Des informations faisant état de l’arrestation d’un certain nombre de chefs de structures sensibles de l’armée dont des généraux ont longuement circulé depuis une semaine. Des informations qui ont suscité moult commentaires concernant une institution nationale importante aux yeux des Algériens. Il y a lieu de rappeler que l’information de l’arrestation du général Ouassini Bouazza, le désormais ex-chef de la DGSI, a été également citée par deux quotidiens nationaux, à savoir El Watan et le Soir d’Algérie. Pour rappel, le chef d’état-major Saïd Chanegriha avait installé, jeudi, le général-major Mohammed Bouzit dans les fonctions de Directeur général de la Direction de la Documentation et de la sécurité extérieure (DDSE) en remplacement du Colonel Remili Kamel-Eddine. Une nomination à un poste sensible du renseignement qui suit une série de changements à la tête de structures de l’Armée. Le 13 avril le général Abdelghani Rachedi a été installé à la tête de la Direction générale de la Sécurité intérieure (DGSI) en remplacement du général Ouasssini Bouazza. La cérémonie d’installation a été présidée, au siège de la DGSI, par le Chef d’état-major Saïd Chengriha. «Au nom de Monsieur le Président de la République, Chef Suprême des Forces armées, ministre de la Défense nationale, j’installe officiellement, le Général Abdelghani Rachdi dans les fonctions de Directeur général de la Sécurité intérieure par intérim, en remplacement du Général Ouassini Bouazza», avait déclaré Chengriha. «A cet effet, je vous ordonne d’exercer sous son autorité et d’exécuter ses ordres et ses instructions dans l’intérêt du service, conformément au règlement militaire et aux lois de la République en vigueur, et par fidélité aux sacrifices de nos vaillants chouhada et aux valeurs de notre Glorieuse Révolution», avait insisté le Chef d’état-major de l’ANP.