Par Sihem Bounabi
Après de longs mois marqués par une rupture de dialogue entre les syndicats de la santé et leur tutelle, le le ministre de la Santé Abdelhak Saihi a reçu hier et avant-hier en audience les membres du Snapo et le Snechu, marquant ainsi la reprise des consultations avec les partenaires sociaux.
Ainsi, cette reprise de dialogue est notamment concrétisée sur le terrain par l’audience accordée, hier mardi, au Syndicat national algérien des pharmaciens d’officine (Snapo) et, avant-hier lundi, au Syndicat national des enseignants chercheurs hospitalo-universitaires (Snechu).
Lors de la rencontre d’hier avec les représentants du Snapo, et à leur tête son président le Dr Messaoud Belambri, le ministre de la Santé a saisi cette occasion pour «rappeler que ce type de réunion de concertation avec les différents partenaires sociaux est le terrain le plus approprié pour un dialogue constructif et une concertation sérieuse à tous les niveaux». Ajoutant que cela permet de présenter «l’ensemble des préoccupations des professionnels du secteur afin de trouver des solutions aux différents problèmes soulevés, notamment ceux liés à l’organisation de la profession de pharmacien», indique le communiqué du ministère de la Santé. Dans ce contexte, le ministre a souligné l’importance d’améliorer les conditions de travail du pharmacien et de créer une atmosphère propice à l’exercice de ses activités, compte tenu du grand rôle qu’il joue dans le service public, qui est «la garantie d’assurer la disponibilité des médicaments» De son côté, le président du Snapo s’est félicité de la décision du ministre de la Santé de relancer le dialogue avec les partenaires sociaux. Dr Messaoud Belambri a ainsi affirmé que «cette démarche contribue à réguler le secteur de la santé en général et la profession de pharmacien en particulier».
Lors de cette rencontre la délégation du Snapo a exposé au ministre les différents problèmes auxquels sont confrontés les pharmaciens d’officine dont notamment les multiples tensions sur la disponibilité des médicaments, le manque de contrôle de l’activité de commercialisation des compléments alimentaires ainsi que la nécessité de la révision du système de répartitions des pharmacies de garde.
La veille de la rencontre avec le Snapo, soit lundi dernier, une délégation du Snechu, conduite par Pr. Rachid Belhadj, a été reçue par le ministre de la Santé «dans le cadre du renforcement et de la promotion du dialogue», souligne la même source.
Lors de cette rencontre, Abdelhak Saihi a réitéré sa disposition «à écouter toutes les préoccupations, les propositions et les difficultés auxquelles sont confrontés les enseignants chercheurs hospitalo-universitaires, en vue d’améliorer leur situation socioprofessionnelle et celle des personnels du secteur en général». Le ministre de la Santé a tenu à préciser à ces interlocuteurs que le partenaire social «n’est pas uniquement un simple syndicat avec lequel on dialogue sur des revendications précises, mais aussi un partenaire qui peut formuler des propositions et fournir des solutions à même de contribuer au développement du secteur».
Lors de cette rencontre, la délégation du Snechu a exposé au ministre les difficultés auxquelles sont confrontés certains établissements hospitaliers.
Ils ont également relevé la nécessité de l’amélioration de la situation socioprofessionnelle de cette catégorie dont l’augmentation des salaires, le renforcement des ressources humaines et la promotion des programmes de jumelage. A l’issue de cette rencontre, le Pr. Rachid Belhadj a souligné l’importance de «voir le ministère de tutelle accompagner le syndicat qu’il préside, dans le traitement de l’ensemble des problèmes et des conditions de travail des enseignants chercheurs hospitalo-universitaires». Le ministre a réaffirmé de son côté le «soutien à tous les syndicats actifs du secteur de la santé» en les rassurant que «les portes du dialogue resteront toujours ouvertes». <