Le sélectionneur de l’Equipe nationale, Rabah Madjer, s’est finalement résigné à reprendre langue avec la presse nationale après avoir décidé de ne plus animer des conférences de presse suite aux critiques qu’il a jugé « subjectives ».

«Je suis visé par une campagne de déstabilisation et des critiques et c’est ce qui fait que je me pose des questions. Qu’est-ce qui se passe ? Il y a un acharnement mais est-ce que c’est contre le sélectionneur ou l’homme ? Je ne comprends rien du tout…», a déclaré Madjer. Le sélectionneur des Verts fait savoir, par ailleurs, qu’il «accepte les critiques, le plus normalement du monde. J’accepte qu’on nous critique lorsqu’on perd. J’accepte lorsqu’on nous critique quand on joue mal, c’est tout à fait logique. Mais je n’accepte pas qu’on s’acharne contre moi. Les gens disent beaucoup de choses sur les plateaux et les journaux.».

Mais qu’est-ce que reproche Madjer aux journalistes ?
On se souvient bien de la première conférence de presse du sélectionneur Madjer qui a montré toute sa disponibilité à ouvrir les portes de la sélection algérienne aux médias. Mais, dès les premières critiques, le sélectionneur des Verts a commencé à prendre ses distances avec les journalistes. Les raisons sont simples : des journalistes critiquent les choix du sélectionneur des Fennecs. Aussi bien des joueurs qu’ils convoquent pour les stages que les remplacements de ses joueurs au cours des matchs sans oublier les systèmes qu’il veut tester avec les Verts. Or, où est la subjectivité des journalistes lorsqu’ils donnent leurs avis sur tout ce qui touche la sélection ? Notamment sur la composante de l’équipe que sur le plan technique et tactique. La première mission du sélectionneur de l’Equipe nationale est justement de répondre aux «critiques» par des «arguments» convaincants. Or, Rabah Madjer a montré qu’il n’admet vraiment pas qu’on conteste son travail même si la critique est bien «objective». Les exemples sont là pour montrer l’objectivité des journalistes : des joueurs qui font des merveilles avec leurs clubs respectifs, on citera les M’bolhi, Feghouli, Taider, Bentaleb…, qui ne sont pas convoqués et quand ils le sont, ils restent sur le banc. Entre-temps, on retrouve quelques-uns qu’on préfère ne pas citer, pour ne point compromettre leurs « carrières», qui ne jouent même pas titulaires dans leurs clubs respectifs, mais qui sont là, avec la sélection. Aussi, il y a le problème d’utilisation avec ces changements de postes aux joueurs qui se retrouvent dans des difficultés énormes à s’en sortir surtout en sélection nationale!

Le deux poids deux mesures de Madjer
En riposte à ces critiques, Rabah Madjer choisit la plus mauvaise manière qu’il faut : ne plus s’adresser à la presse nationale. Par contre, il accepte, volontiers, les sollicitations des journalistes étrangers et on ose parler de professionnalisme ! Ce deux poids deux mesures montre bien que le sélectionneur des Verts est bien «faible» sur le plan psychologique. Plus grave encore, faut-il pour cela rappeler cette très mauvaise sortie de Rabah Madjer qui a fait le buzz sur les réseaux sociaux et qui a soulevé un tollé général. En pleine conférence de presse, il s’est acharné sur notre confrère de la Radio Chaine III, Maâmar Djebbour, en lui déclarant «Taisez-vous !»…
Mieux encore, le sélectionneur des Verts décide par la suite de «fuir» carrément la presse nationale en refusant d’animer des conférences de presse. Puis, certainement «pressé» et mis devant le fait accompli, Rabah Madjer change de fusil d’épaule et tend la main à la presse nationale. Et voilà que dans sa dernière interview à la Chaîne TV publique algérienne « A3 » Madjer précise que «j’étais correct avec les journalistes, je leur ai même ouvert ma maison pour travailler avec moi et faire des interviews» avant de conclure par cette phrase bien dictée : «Je suis prêt à accueillir la presse à Sidi Moussa et ouvrir une nouvelle page.»