Site ayant été fermé de manière graduelle depuis le 12 mars dernier, l’Office Riadh el Feth (Oref) est aujourd’hui presque entièrement interdit aux visiteurs.
Son directeur Maâmar Guenna nous a précisé que « l’esplanade est maintenant évacuée » et qu’au moment où le pays entre officiellement en « stade 3 » de la propagation de l’épidémie, toutes les entrées de l’Oref sont maintenant filtrées en plus des commerces fermés.

L’Oref, qui est un des espaces les plus visités de la capitale, attirant chaque jour un important nombre de visiteurs au niveau de son esplanade, de ses magasins, mais surtout grâce à l’activité culturelle qu’il concentre avec ses cinémas, théâtres et galeries d’art, avait commencé à fermer ses espaces culturels dès le jeudi 12 mars. Puis, en application des consignes gouvernementales, jeudi 19 mars, les restaurants et les cafés ont également baissé rideau alors que « plusieurs gérants de ces commerces avaient pris l’initiative de fermer avant la notification », assure le directeur de l’Oref.
Il ne reste, aujourd’hui, en activité que les banques, les agences d’assurances et les sièges des entreprises qui assurent « un service minimum aux usagers (…) en dehors de cas précis où le public ne peut plus avoir accès au site. Et même pour les personnes qui se présentent pour ces services précis, tout attroupement est interdit », nous précise Maâmar Guenna. Les responsables du site réorientant pour cela le travail des agents de sécurité dans le but de faire respecter les consignes au niveau des différentes entrées du complexe de l’Office Riadh el Feth, qui fonctionne pour rappel grâce à plusieurs équipes administratives, techniques, d’entretien, de sécurité mais aussi d’organisateurs d’évènements culturels.
Le directeur du site nous précisera à propos des décisions concernant les travailleurs, qu’une réunion était en cours pour décider des modalités d’application du décret du gouvernement. «Nous sommes actuellement en réunion, il s’agit de mettre en place les directives, de veiller à la sécurité de notre personnel (…) dont une partie ira en congé. Tout cela se décidera en prenant en compte l’éloignement, les transports, mais aussi l’urgence et la nécessité de leur présence». Maâmar Guenna ajoute en substance qu’il s’agit maintenant de s’adapter à la situation. «A titre d’exemple, nous avons habituellement des équipes de maintenance qui travaillent 24H/24, mais actuellement, étant donné que presque tous les espaces sont fermés, une telle présence n’est plus nécessaire (…) Nous passons à une activité réduite. Je pense que seule la sécurité restera et, encore, il faudra adapter leur présence, notamment pour le contrôle des accès ». Le directeur de l’Oref nous déclare pour conclure que « ces mesures devraient se prolonger jusqu’au 4 avril prochain, avec la possibilité d’être reconduites ou modifiées si nécessaire ». n