A 30 ans, Djamel Benlamri n’avait pas vraiment de marge pour pouvoir signer dans un club européen. Brillant lors de la Coupe d’Afrique des nations 2019 remportée par l’Algérie en Egypte, le défenseur central a vécu un après-CAN très compliqué avec son désormais ex-club Al-Shabab Riyad FC (Arabie saoudite). Entre blessures et conflit avec la direction, le « Fennec » a vécu une relation tendue mais a fini par se libérer du contrat avec Al Leith contre une indemnisation assez conséquente.

Selon le site algérien spécialisé « La Gazette du Fennec », Benlamri a dû débourser 500 000 dollars et renoncer à des mois de salaire pour pouvoir résilier son bail avec Al-Shabab FC. Rien que ça. Les dirigeants du team de Riyadh ne voulaient rien savoir et l’Algérien était décidé à mettre fin à la collaboration avec eux. Tout ça s’est décanté récemment après que l’ancien sociétaire de l’ES Sétif a trouvé un accord du côté du Qatar.
Au début, la destination était Al Duhail SC. Le sélectionneur national, Djamel Belmadi, qui a eu un passage très remarquable sur le banc de la formation de Doha, avait certainement conseillé son poulain à la cellule recrutement. Toutefois, les licences pour les joueurs étrangers étaient toutes consommées et le transfert ne pouvait pas être conclu. Il n’en fallait pas plus pour inciter Al-Gharafa SC, où évoluent les deux autres Dz Adlène Guedioura et Sofiane Hanni, à s’intéresser à Benlamri.
Sur fond de crise
Tout indique que le natif d’El-Harrach signera chez les « Panthères » très prochainement. En retraçant les faits, on peut voir que le board dirigeant d’Al Shabab a malmené le « Vert » dans un bras de fer que ce dernier voulait emmener jusqu’à la FIFA. La crise du Golfe n’aurait pas permis les négociations entre les représentants saoudiens et qataris. C’est pour cela que Benlamri a préféré « acheter » son bon de sortie en faisant un sacrifice financier très conséquent. Cependant, selon nos informations, cela devait être compensé à la signature avec le septuple champion du Qatar avec des émoluments assez significatifs par rapport à ceux qu’il percevait au Royaume de Al Saoud.
Trop tard pour l’Europe
En outre, le taulier d’« El-Khadra » retrouvera un peu de quiétude loin des tumultes qu’il a connues cette dernière saison dans un team où il avait passé 4 ans. La fin de l’aventure était brutale et pas vraiment amiable. Un temps annoncé du côté de Getafe (Liga/Espagne), on sait, d’une source fiable, que ce contact n’existait pas vraiment. D’où la décision de rester en Asie afin de s’assurer une retraite dorée. L’éclosion de Benlamri au plus haut niveau a été très tardive. Peut-être que s’il s’était autant illustré en sélection 4 ou 5 années en arrière, il aurait pu prétendre à jouer en Europe.
Mais il n’y avait un Belmadi pour lui accorder la confiance. La trentaine passée, Benlamri est plus proche de la fin de carrière que l’apogée footballistique d’un joueur. A partir de là, ce choix devient plus que compréhensible. n