L’Allemagne et l’Autriche se préparent au risque d’un arrêt des livraisons de gaz russe entraînant d’éventuelles pénuries, et ont activé hier un dispositif d’alerte en trois étapes pour gérer au plus près leur approvisionnement.
Les deux pays s’organisent en vue du bras de fer qui s’annonce si la Russie décide de ne plus honorer les contrats gaziers des pays qui refusent de régler leur facture en roubles, comme exigé par le Kremlin en riposte aux sanctions occidentales.
Vienne et Berlin ont déclenché mercredi le premier niveau d’un plan d’urgence qui en compte trois. Il s’agit pour l’Autriche de «garantir une réaction rapide» en cas d’arrêt des livraisons, selon le chancelier Karl Nehammer.
En Allemagne, une «cellule de crise» est désormais en place, a indiqué le ministre de l’Economie Robert Habeck, lors d’une conférence de presse. Toutefois «la sécurité de l’approvisionnement» est à ce stade garantie en Allemagne et les réserves remplies à 25%, a-t-il précisé, insistant sur le caractère «préventif» du dispositif activé.
«Le gaz et le pétrole arrivent actuellement conformément aux commandes», a détaillé M. Habeck. Le Kremlin insiste sur le paiement en roubles du gaz russe livré à l’Europe mais a indiqué mercredi que ce processus se fera progressivement. «On ne parle pas de livrer demain et être payé dans la soirée.
Non, c’est un processus plus étendu dans le temps, sur le plan technique», a souligné Dimitri Peskov le porte-parole du Kremlin.
Aujourd’hui, le gouvernement russe, la Banque centrale et le géant gazier russe Gazprom doivent présenter un rapport sur la mise en place du système de paiement en rouble.