Afin de garantir l’approvisionnement des marchés en produits agricoles durant le mois de Ramadhan, prévu vers la fin du mois d’avril prochain, les ministères du Commerce et de l’Intérieur ont pris des mesures conjointes, du moins pour assurer la disponibilité et éviter la hausse des prix qui était toujours au rendez-vous. Ces mesures ont pour objectif de couvrir tous les besoins des citoyens en produits agricoles à des prix raisonnables, a affirmé M. Kherroubi, directeur de la régulation et du développement des productions agricoles au ministère de l’Agriculture et du Développement repris par l’APS.
En plus de la mise en place d’un programme d’approvisionnement du marché en lait, dont la distribution a défrayé la chronique récemment, le même responsable a assuré de la disponibilité de tous les produits dont a besoin le citoyen durant le mois sacré à l’instar des fruits et légumes, légumineuses, viandes rouges et blanches. M. Kherroubi a relevé, dans ce sens, que « cette matière, fortement demandée durant le mois de Ramadhan, est soumise actuellement à un contrôle intensifié sur le terrain, mené par les services des départements du Commerce et de l’Agriculture ». Le même responsable a fait état de l’ouverture de points de vente dans plusieurs régions du pays pour la commercialisation de différents produits, citant à ce titre des initiatives du Groupe public Giplait, pour assurer la distribution du lait, du Groupe de valorisation des produits agricoles (GVAPRO) pour la vente des dattes, des huiles de table et de l’huile d’olive, en sus de la mobilisation de l’Office national des aliments du bétail (Onab) pour la commercialisation des viandes congelées et fraîches. A ce titre, une quantité de 59 000 tonnes de viandes blanches sera mise sur le marché en plus d’un stock de 6 000 tonnes conservé dans les chambres froides de l’Onab.
Evoquant une stabilité des prix des viandes blanches depuis janvier passé, le même responsable a indiqué que ces prix « devraient se maintenir au même niveau pendant le Ramadhan prochain ». Pour les viandes rouges, outre les viandes congelées et fraîches importées et des veaux d’engraissement, 58 000 tonnes seront commercialisées durant le mois de Ramadhan, a noté le même responsable, selon qui le secteur de l’Agriculture « autorisera certaines exploitations agricoles, à travers le pays, à effectuer la commercialisation directement de l’agriculteur au citoyen, ce qui permettra d’éviter la spéculation ».
M. Kherroubi a invité dans ce sens les agriculteurs à « s’installer dans les marchés de proximité de leurs communes pour pouvoir exposer directement leur produit », ajoutant que l’Office algérien interprofessionnel des céréales (OAIC) « commercialisera à travers ses différents coopératives sa production en légumineuses (pois chiches, haricots et lentilles) dans 56 points de vente et à des prix très compétitifs ».
Annonçant que les différentes minoteries « seront fournies en céréales pour garantir un approvisionnement régulier du marché en farine et en semoule », il a souligné que l’Office « mettra dans ce cadre près de 138 000 quintaux de lentilles et 200 000 quintaux de pois chiches sur le marché ».
S’agissant des fruits et légumes, une quantité
de 1 600 000 tonnes devrait être écoulée sur les marchés durant le mois de Ramadhan, d’après le même responsable qui a rappelé le début des récoltes de la production saisonnière de pomme de terre pour le mois de mars courant à travers les wilayas de Mostaganem, Skikda et El Oued. Il a souligné que cette récolte viendra s’ajouter au stock conservé dans les différentes chambres froides. M. Kherroubi a enfin exhorté les commerçants à « ne pas profiter du mois de Ramadhan pour s’adonner à la spéculation, estimant que « l’organisation des marchés de proximité par les services du ministère du Commerce et la participation directe des agriculteurs dans ces espaces concourront à la stabilité des prix et donc à la préservation du pouvoir d’achat des citoyens ».