Lors de ses discussions avec la ministre espagnole de la transition écologique, Teresa Ribera Rodriguez, le ministre de l’Energie et des Mines Mohamed Arkab a de nouveau assuré que l’Algérie ne manquera pas à ses engagements de fournisseur de l’Espagne en gaz.

Par Kahina Sidhoum
«L’Algérie, à travers la compagnie Sonatrach, honorera ses engagements avec l’Espagne, relatifs à l’approvisionnement en gaz naturel et elle est prête à discuter des conditions de livraisons gazières supplémentaires», a-t-il déclaré en marge des discussions qu’il a eues avec la ministre espagnole.
«Nous avons assuré au partenaire espagnol que nous sommes prêts à parler de quantités supplémentaires et de fixer un programme pour fournir toutes ces quantités en gaz (…) les partenaires espagnols ont été rassurés que l’Algérie fournira, dans le cadre des contrats conclus entre Sonatrach et les sociétés espagnoles, tous les approvisionnements prévus. Nous nous sommes engagés également à ce que toutes les livraisons se fassent à travers les installations se trouvant en Algérie, via le gazoduc Medgaz et les complexes de conversion de gaz», a ajouté Mohamed Arkab. Les déclarations du ministre de l’Energie et des Mines qui n’a pas évoqué les rumeurs selon lesquelles il y a une intention espagnole d’approvisionner en gaz algérien le Maroc en raison des difficultés énergétiques dans lesquelles il se trouve après la fermeture du gazoduc GME- qui transitait par son territoire avant d’arriver en Espagne- laissent entendre que la partie espagnole avait besoin d’être davantage rassurée sur les capacités de Sonatrach à fournir en quantité de gaz convenue son partenaire espagnol. C’est ce qu’on est tenté de supposer sachant que la question de la garantie du respect des quantités de gaz destinées à l’Espagne a déjà été discutée fin septembre dernier par les ministres des affaires étrangères des deux pays, Ramtane Lamamra pour l’Algérie et José Manuel Albares Bueno pour l’Espagne. Le chef de la diplomatie espagnole a même été reçu par le chef de l’Etat, Abdelmadjid Tebboune, en date du jeudi 30 septembre 2021.
Madrid rassuré ? Les arguments comme les atouts de Sonatrach à honorer son contrat d’approvisionnement semblent indiscutables, mais il n’est pas exclu que les parties espagnole et algérienne aient discuté d’autres points non médiatisés pour l’instant, mais qui pourraient faire l’objet de débat dans les jours prochains. D’ici là, Alger prône un partenariat énergétique global. En ce qui concerne les projets d’interconnexion électrique et gazière entre les deux pays, sur le papier depuis le début de la décennie 2000, Mohamed Arkab a évoqué la réalisation d’un projet de câble électrique sous-marin qui va relier l’Algérie à l’Espagne. «Nous sommes très intéressés par ce projet et par l’utilisation des technologies modernes dans le domaine énergétique avec le partenaire espagnol, ainsi que des projets futurs qui profiteront aux deux parties», a déclaré le ministre algérien. Teresa Ribera Rodriguez a fait état hier de discussions sur des projets communs dans le domaine des énergies renouvelables et la construction d’un câble d’interconnexion électrique entre les deux pays. Les deux parties ont évoqué la possibilité d’élargir et d’approfondir les engagements établis dans le mémorandum de coopération signé en 2018 dans le domaine énergétique. n