La lutte contre le terrorisme est une action de tous les instants qui exige une expertise et une connaissance profondes de l’environnement. Aujourd’hui, la guerre contre l’extrémisme violent en Afrique et, particulièrement, dans la zone du Sahel, accapare l’intérêt.

Il est évident que les puissances internationales, dont les intérêts dans cette partie du monde ne sont plus à démontrer, cherchent à peser par différentes initiatives sur le terrain. Seulement, le lancement de toute mission, ou opération, qui ne prend pas en compte l’approche locale de ce phénomène ne garantit pas son succès. Les 50 millions de dollars consentis chichement par les 28 Etats réunis de l’UE pour la fameuse force G5-Afrique donnent déjà un aperçu sur les difficultés d’organisation et de perspectives de ces initiatives échafaudées ailleurs. Lors du Sommet d’Abidjan, l’Afrique a réaffirmé sa disponibilité à promouvoir « la coopération régionale et internationale en vue de renforcer ses propres capacités de lutte contre le terrorisme, de partager ses expériences propres et les bonnes pratiques acquises dans cette lutte ». Le message aux partenaires du Nord est on ne peut plus clair sur les préférences des Etats du continent. Il est clair que deux approches semblent actuellement en cours dans cette question de la lutte contre le terrorisme au Sahel, celle de certaines puissances, dont la France, et celle des pays de la région qui partagent ce territoire géographique particulier. Par son expérience reconnue, l’Algérie reste à l’évidence un acteur incontournable dans toute action contre le terrorisme dans cette région. L’expérience l’a démontré à maintes reprises, les actions unilatérales qui ne prennent pas en compte les postures des Etats de la région sont généralement condamnées à une efficacité toute relative, voire limitée dans le temps. L’efficience de certaines approches restent très tributaires de multiples facteurs, dont la maîtrise se trouve justement chez les Etats concernés directement par ce phénomène violent.