Deux conventions ont été signées, hier, entre le ministère du Travail, de l’Emploi et de la Sécurité sociale et le ministère de la Solidarité nationale, de la Famille et de la Condition de la femme, visant essentiellement la formation du personnel et des chargés de communication dans le langage des signes en vue de communiquer avec les malentendants et dans le souci d’apporter les meilleurs services à cette frange de la société.
Au terme des travaux de la rencontre nationale de la communication institutionnelle au niveau de l’Ecole supérieure de la sécurité sociale à Ben Aknoun, Alger, deux conventions de formation ont été signées entre le ministère du Travail et celui de la Solidarité. La première convention vise la formation des cadres ainsi que les chargés de communications de toutes les structures qui sont sous la tutelle du ministère du Travail pour l’obtention du diplôme d’études supérieures spécialisées (DESS). La deuxième vise la formation de la totalité du personnel pour l’apprentissage de la langue des signes et du braille. Pour cette dernière, les employés seront initiés à une session de formation dans le langage des signes ainsi que le braille, notamment ceux chargés de l’accueil au niveau des agences commerciales.
Cette initiative s’ajoute à celles de proximité et celles destinées au profit de la société visant à améliorer les prestations de toutes les catégories sociales, notamment celles des personnes aux besoins spécifiques de manière à faciliter la communication avec eux.

Améliorer la communication institutionnelle
Intervenant lors de cette rencontre, le ministre du Travail, de l’Emploi et de la Sécurité sociale, Hassan Tidjani Haddam, a estimé que « ces conventions entrent dans le cadre de la stratégie de renforcement de la coopération institutionnelle par les moyens technologiques visant la promotion et l’amélioration du service public ».
«Nous sommes actuellement dans une stratégie de réforme qui doit passer par la nécessité de donner l’image d’un pays stable et sincère et la communication institutionnelle fait partie intégrante d’une stratégie mondiale», a-t-il indiqué.
Ajoutant que « cette rencontre ainsi que ces conventions vont contribuer à rattraper le déficit en matière de communication institutionnelle et sortir avec une vision à long terme dans le cadre d’une stratégie nationale intégrée qui transformera le processus de communication en une opération interactive qui renforcera la confiance entre la société et ses institutions».
Continuant son intervention, le premier responsable du département a instruit tous les directeurs des structures de se montrer plus communicatifs et d’utiliser les moyens de communication qui sont à leur disposition. « Alors que nous sommes à l’ère des nouvelles technologies de l’information et de la communication », Haddam a relevé que « les réseaux sociaux doivent être utilisés par toutes les structures pour communiquer et mettre en valeur les informations». Par ailleurs, la forte participation des représentants des corps de sécurité, enseignants universitaires, chargés de communication de différents secteurs économiques ainsi que les nombreux confrères ont conféré à cette rencontre une dimension supplémentaire n’ayant d’égale que l’intérêt accordé à la communication dans notre pays à travers un état des lieux de la situation actuelle où le message destiné au citoyen doit être «clair, précis et non contradictoire».
Les spécialistes invités à cette journée d’étude n’ont pas manqué de rappeler que, pour favoriser la bonne communication institutionnelle, il faut multiplier et diversifier les espaces d’interaction avec les médias et citoyens afin de maintenir les relations de confiance et arriver à une communication cohérente.