Le transport aérien reste l’un des secteurs les plus touchés par la crise sanitaire engendrée par la Covid-19. Certes, le constat a été établi depuis plusieurs mois, et ne concerne pas uniquement l’Algérie, toutefois, la situation est en train de se compliquer de plus en plus. L’avenir, à court terme surtout, s’annonce des plus moroses. La pandémie est en train de faucher de plus en plus de personnes en Algérie, accentuant la psychose déjà bien palpable auparavant, et ainsi ne laisse entrevoir que très peu d’espoirs pour voir le bout du tunnel. Le blocage subi risque de perdurer encore.
La compagnie la plus touchée, concernant le transport aérien, est évidemment Air Algérie. La compagnie nationale, dont la santé financière était déjà très fragile avant la crise sanitaire, est en train carrément de « suffoquer ». Les pertes énormes subies par l’annulation des vols depuis plus de huit mois sont venues accentuer les difficultés de la compagnie. La forte propagation de la pandémie risque de remettre en cause l’existence même d’Air Algérie, tout au moins, dans la « forme » qu’elle avait avant février dernier. Des plans sociaux sont déjà annoncés depuis quelque temps déjà. Une « étape » que les employés de la compagnie appréhendent, surtout que la plupart d’entre eux perçoivent, depuis plusieurs mois, leurs salaires alors qu’ils sont au « chômage technique ».
La fermeture des frontières, en touchant le transport aérien, a également lourdement impacté les agences de voyages. Ces dernières ne dépendant pas des subventions étatiques sont en train de disparaître une à une. Ne pouvant plus résister aux effets de la crise actuelle, de nombreux dirigeants d’agences de voyages ont déjà mis la clé sous le paillasson. Les plus résistants, devant la persistance de la pandémie, affirment eux-mêmes qu’ils ne tarderont pas à suive la même démarche.
Au bout il y va de l’avenir des milliers de familles, celles des employés d’Air Algérie, et celles des employés des agences de voyages. L’aspect social de la crise sanitaire produite par la pandémie est une véritable poudrière. Le négliger, c’est jouer avec le feu.