Certaines attitudes des commerçants ne sont pas du goût de l’Union générale des commerçants et artisans algériens (UGCAA), selon son coordinateur au niveau de la wilaya d’Alger, Ali Boukrouch, qui le dit sans détours.
« Certains commerçants achètent et vendent leurs produits sans facturation y compris les grands commerçants. Ils refusent malheureusement de payer leurs dettes. Cette mentalité ne nous permet pas d’avancer », a-t-il déclaré à Reporters. Appelant ces derniers à « payer leurs impôts», élément essentiel pour le développement de l’économie nationale », le responsable regrette, d’autre part, que « l’Etat ne contrôle pas et ne poursuit pas les commerçants qui ne payent pas leurs impôts ». En outre, et au sujet de l’artisanat, M. Boukrouch a regretté aussi que certains artisans importent des produits artisanaux de Chine, Tunisie et d’autres pays, alors qu’en Algérie, « nous avons de meilleurs produits artisanaux », a-t-il fait savoir.
S’agissant des causes qui poussent les artisans à abandonner leur métier, il a cité notamment « le manque de marchés où l’artisan peut présenter et commercialiser ses produits ». Quant aux exposants des produits artisanaux dans la capitale, le coordinateur de la wilaya d’Alger estime que la majorité de ces produits « sont importés », alors que d’autres sont le produit de « contrefaçon ». Sur un autre registre, Boukrouch a pointé du doigt un déficit en marchés de gros où devrait être commercialisée la production nationale. Pour remédier à cette carence, il a indiqué que l’UGCCA avait demandé à l’Etat de créer un grand marché de gros « afin d’encourager les commerçants et les artisans à investir et à produire plus». M. Boukrouch a appelé, à cette occasion, les commerçants et les artisans à conserver la production nationale et à préserver le pouvoir d’achat des Algériens », estimant nécessaire que le consommateur algérien se convainc que « les produits algériens sont contrôlés aux normes internationales ». Il est à rappeler qu’avant-hier, l’Union générale des commerçants et artisans algériens (UGCAA) a commémoré, au cours de cette semaine à Bachdjarah (Alger), le 62e anniversaire de la grève de huit jours, qui a eu lieu en pleine guerre de libération. Cette grève organisée sous l’impulsion du FLN a été enclenchée le 28 janvier 1957 dans la finalité d’internationaliser davantage la cause algérienne en lutte contre le colonialisme.<