La fiabilité de la société civile en Afrique se heurte à un problème majeur qu’est son financement. Les associations financées par leurs gouvernements respectifs ne peuvent pas mener leur combat indépendamment des pressions ou orientations des pouvoirs politiques qui contribuent à leur survie.

« D’innombrables difficultés nous empêchent de participer efficacement à l’épanouissement de notre société. La majorité de nos organisations ne parviennent pas à s’autofinancer, facilitant ainsi l’entretien des liens inquiétants de clientélisme avec les pouvoirs politiques », regrette Jean Claude Dro Kesse. Ce sont des « conséquences négatives sur l’efficacité de la société civile », alerte-t-il, avant d’interpeller « les partenaires, amis et bailleurs de fonds pour mobiliser 50 millions d’euros afin de soutenir la société civile africaine dans la mise en œuvre de ses actions de promotion du développement de notre continent dans la période 2019-2024 ».