Le Fonds national pour le développement de l’art, de la technique et de l’industrie cinématographiques et de la promotion des arts et des lettres,  anciennement Fdatic, lance un appel à financement de projets cinématographiques qui prendra fin le 15 janvier prochain, a-t-on appris par un communiqué de presse, publié, hier, sur le site du ministère de la Culture. 

Pour consulter les conditions de financement et la fiche de candidature, les intéressés pourront se renseigner sur les liens suivant, en français, «Appel-a-la-candidature-13-10-2019-Fdatic-fr» et, en arabe, «Appel-a-la-candidature-13-10-2019-Fdatic-AR ».
Les  dossiers des candidats intéressés par ce financement seront consultés par la  commission de sélection, composée de son président Ahmed Bedjaoui et des membres Samia Azzi, Ghania Seddik,  Jaoudet Gassouma, Djamel Eddine Hazourli, Mourad Ouznadji, Tahar Harhoura, Mourad Larbi et aussi  Nabil Hadji, précise le communiqué
Le Fonds national pour le développement de l’art, de la technique et de l’industrie cinématographiques et de la promotion des arts et des lettres vise à soutenir des projets (longs et courts métrages, fictions ou documentaires et films d’animation) qui répondent aux normes artistiques et techniques standards du cinéma. Cette finalité exclut d’office tous les projets dont la forme et le contenu relèvent des normes et des formats télévisuels, qu’ils soient de fiction ou de documentaires. Cet appel, destiné aux œuvres cinématographique, dans les deux langues, à savoir français et  arabe, a été lancé depuis le 15 octobre passé, mais il est passé inaperçu jusqu’à sa publication, avant-hier, sur le site du ministère de la Culture.
Une première dans le financement public du cinéma
Dès la publication de cet appel, plusieurs personnalités culturelles ont réagi sur la toile, à l’instar de Ammar Kessab, qui a été parmi les premiers à publier cette information sur les réseaux sociaux en mettant en exergue le fait que «pour la première fois dans l’histoire du financement public des arts, le ministère de la Culture publie un appel à financement des projets cinématographiques», ajoutant que  «on suivra de très près le travail de ce comité». Pour sa part, Yanis Koussim a écrit «Eh voila une surprise qu’elle est bonne !» En effet, depuis plusieurs années, les professionnels du secteur du cinéma  algérien ont lancé des appels pour plus de transparence concernant le financement étatique des productions cinématographiques en les rendant ainsi que  les noms des membres du comité du Ftadic  publics. Toutefois, malgré ce grand pas franchi par le ministère de la Culture, la machine n’est encore pas bien huilée comme le soulignent certaines voix sur le fait que cet appel, lancé le 15 octobre dernier, n’est diffusé sur le site du ministère que dans la journée du 27 décembre. A ce propos, le réalisateur Bachir Derrais a réagi en soulignant à propos de cet appel qu’«il est rendu public le 27 décembre alors qu’il a été lancé le 15 octobre. Les cinéastes n’ont donc que 15  jours pour préparer leur dossier », affirmant « rien que le dossier fiscal qu’il demande nécessite trois semaines». A propos de cet appel à financement, il est souligné  dans le communiqué  qu’il entre dans le cadre de l’aide à la production, la distribution, l’exploitation et l’équipement cinématographiques «destinée aux sociétés de production et/ou organismes sous tutelle du ministère algérien de la culture pour ce qui est de l’exploitation, d’archivages, de diffusion cinématographique », précise la même source. Il est également expliqué que le fonds, dans ses missions, octroie après étude et validation des dossiers des porteurs de projets, à l’exemple des aides au financement de la production et de la coproduction de films, aides à l’écriture, à la réécriture de scénarios, à la postproduction (finition) de films, à la distribution et à l’exploitation d’œuvres cinématographiques ou encore des aides au financement de l’équipement de structures cinématographiques et de la modernisation des techniques de cinéma.
Les dotations aux établissements sous tutelle du ministère chargé de la culture sont allouées par décision du ministre chargé de la culture pour la réalisation des opérations, telles que la production ou la coproduction de films cinématographiques, l’écriture et la réécriture de scénarios de films de longs et courts métrages, la distribution ou l’exploitation de films cinématographiques.
Une aide est aussi octroyée pour l’équipement de structures cinématographiques et la modernisation des techniques du cinéma, l’organisation d’ateliers et de résidences de formation dans tous les métiers du cinéma,  ou encore pour l’acquisition de droits de distribution. Le communiqué affirme à ce titre que « la commission de lecture se réunit une fois tous les trois mois. Les scénarios sont examinés dans l’ordre chronologique. Des réunions extraordinaires peuvent être programmées si nécessaire, pour étude et levées des réserves émises ».