PAR NAZIM B.
Le sort du député Mohamed Bekhadra sera tranché le 25 mai, a-t-on appris du bureau de l’Assemblée populaire nationale (APN), qui a prévu une séance de vote pour la levée de la qualité de membre de l’APN à l’élu du Front national algérien (FNA).
Elu député à l’issue des législatives de juin 2021 pour la communauté algérienne établie à l’étranger, dans la circonscription de Marseille (Zone 2), Mohamed Bekhadra a été empêché par l’administration de l’APN d’accéder à l’intérieur de la bâtisse.
Pour avoir «servi dans la légion étrangère de l’armée française en tant qu’infirmier» . «En France, je me bats tous les jours contre les harkis et ceux qui ternissent l’image de mon pays. Aujourd’hui, j’ai le soutien de mes pairs à l’Assemblée», s’est-il défendu.
Selon des sources parlementaires, Mohamed Bekhadra s’est engagé, de 2002 à 2007, dans la légion étrangère à Aubagne, dans le département des Bouches-du-Rhône. Par la suite, il a été muté au 4e Régiment de la Légion étrangère basé sur la route de Pexiora, à Castelnaudary, dans le département de l’Aude dans le sud-est de la France. Il est ensuite détaché au sein du régiment français d’interventions au Tchad, où il obtient une médaille de bronze au terme de sa mission. A son retour en France, il est envoyé au 1er Régiment étranger de génie, situé à la rue du Général-Rollet, dans Laudun-l’Ardoise, dans le sud-est de la France, avant d’être naturalisé français en 2006, selon les mêmes sources.
Mohamed Bekhadra a reconnu, le 18 avril dernier, avoir été entendu par la commission juridique du Parlement, à qui «il a remis les documents sur son engagement avec l’armée française» , selon ses dires, ajoutant que «c’est une page de mon passé que j’ai fermée depuis longtemps» , et «n’avoir jamais été dans les unités combattantes» , mais qu’il y était en tant qu’infirmier. <