La Première session parlementaire prendra fin demain. L’Assemblée populaire nationale (APN) prendra ses quartiers d’été à l’issue d’une session parlementaire qui restera marquée par le report de plusieurs séances plénières en raison de l’absence répétée d’un grand nombre de députés.

Sauf surprise de dernière minute, le Parlement clôturera, demain, sa session ordinaire 2022 qui enverra les députés et les sénateurs en vacances à l’issue d’une première année parlementaire qui n’a pas différé des précédentes législatures.
Les deux chambres du Parlement organiseront pour la circonstance des cérémonies de clôture qui seront marquées par des allocutions des présidents de ces institutions.
Mais avant ce jour de sortie pour les locataires des deux chambres du Parlement, les sénateurs sont conviés, aujourd’hui, à une séance plénière consacrée au vote avec débat restreint de deux projets de loi. Le premier est relatif à l’investissement et le second à la réserve militaire, selon un communiqué du Conseil la nation rendu public hier.
Lors de cette séance, «il sera procédé à la présentation des deux projets de loi par le représentant du gouvernement et des rapports sur ces derniers par la commission des affaires économiques et financières et la commission de la défense nationale, suivie des interventions des présidents des groupes parlementaires», a ajouté la même source.
La session ordinaire du Parlement, qui commence le deuxième jour ouvrable du mois de septembre et se termine le dernier jour ouvrable du mois de juin, selon l’article 138 de la Constitution, a dû être prolongée sur demande du Gouvernement. Le bureau de l’Assemblée populaire nationale (APN) a, en effet, répondu favorablement à la demande du Premier ministre portant prorogation de la session ordinaire pour pouvoir programmer «le vote avec débat restreint concernant le projet de loi sur la réserve militaire soumis à la commission spécialisée pour procéder à son examen», selon un précédent communiqué de la chambre basse du Parlement.
Issue des élections législatives du 12 juin 2021, la neuvième mandature de la chambre basse du Parlement, qui compte 407 députés dont seulement 32 femmes avec, cependant, une forte présence des Indépendants (84 députés) juste derrière le FLN (98 députés), n’a pas eu une activité particulière dans laquelle émerge davantage l’adoption, souvent à l’unanimité, des projets de loi soumis par le Gouvernement. Présidée par le natif de Ghardaïa, Ibrahim Boughali, élu sur une liste indépendante, l’APN «n’a pas vécu de moments intenses», nous confie un jeune député, qui note, cependant, «l’entrain qui s’est installé dans l’hémicycle Zighout-Youcef quand a été enclenchée une enquête sur la pénurie d’huile de table, dès son apparition». Pour notre interlocuteur, «cette action de l’APN, autour de la commission des affaires économiques, du développement, de l’industrie, du commerce et de la planification, a révélé combien il est possible de mener un travail législatif en phase avec les préoccupations du citoyen». Malgré cette «prouesse», les parlementaires «ne sont jamais parvenus à initier la moindre proposition de loi liée aux problèmes et préoccupations quotidiennes des citoyens», nuance le député, lequel considère «inconcevable que la représentation nationale ne s’implique pas dans le règlement des problèmes posés par de larges franges de la société». Preuve en est, «les conclusions de l’enquête n’ont pas eu le suivi nécessaire de la part des autorités, ni même des députés, pour que les pouvoirs publics prennent les mesures qui s’imposent», déplore le député, qui note, sur un autre registre, «une riche activité de la diplomatie et de la coopération parlementaires». Néanmoins, la première année aura été marquée par la tendance de nombreux députés à déserter leur place à telle enseigne que certaines plénières ont été reportées, alors que l’ordre du jour annonçait vote et débat de projets de loi.
Par ailleurs, la première année de l’APN du mandat (2021-2026) a été aussi celle de quelques actes qui ont terni davantage l’image du député et de son institution comme celui du député pris en flagrant de délit de triche en tentant de communiquer le corrigé de l’épreuve de mathématiques à sa fille, candidate au BEM, avec la complicité d’un chef de brigade de gendarmerie par intérim.