La décision du Conseil constitutionnel d’annuler l’élection présidentielle du
4 juillet a été publiée dans le dernier Journal Officiel. Se référant à la loi organique
n°16-10, du 22 DhouEl Kaâda 1437 correspondant au 25 août 2016, relative au régime électoral, et au règlement du 28 Joumada Ethania 1437, correspondant au
6 avril 2016, fixant les règles de fonctionnement du Conseil constitutionnel, le texte rappelle, d’abord, la décision du Conseil constitutionnel de rejeter les demandes de candidature de deux prétendants au scrutin annulé, à savoir Hamadi Abdelhakim et Touahri Hamid, avant de citer le recours de l’institution, présidée par Kamel Feniche, pour se prononcer sur «l’impossibilité de tenir l’élection du président de la République à la date du 4 juillet 2019» et «sa commande de procéder à l’opération électorale de nouveau, conformément à la Constitution et à la loi organique relative au régime électoral».
Pour rappel, le corps électoral pour l’élection du 4 juillet avait été convoqué le 9 avril par le chef d’Etat par intérim Abdelkader Bensalah, avant que ce rendez-vous ne soit annulé, le 1er juin, par le Conseil constitutionnel pour cause d’invalidation des dossiers de candidature soumis. Il s’était prononcé pour sa réorganisation à une date ultérieure, devant être fixée par le chef de l’Etat par intérim, à qui il revient de convoquer de nouveau le corps électoral, a estimé le même Conseil, ce qui a ajouté à l’ire de la majorité des Algériens qui appellent, depuis le 22 février, au départ du système en place, dont ses représentants qui occupent toujours les plus hautes responsabilités au niveau des sphères décisionnelles du pays, particulièrement celles chargées de préparer le scrutin présidentiel.