Un affaissement, survenu avant-hier au niveau de la route menant au quartier Sidi Aïssa à Annaba, le deuxième sur le même tronçon (près de 100 m) en deux ans, a donné lieu à des interrogations quant aux travaux exécutés par les entreprises ayant réalisé sa réfection en 2014.

 

L’enquête sur ledit affaissement avait établi que les causes de cet incident, qui avait coupé la circulation pendant des jours, sont dues aux travaux des chantiers de construction d’habitations, promotions immobilières et maisons individuelles en amont de cette route. Des engins, des camions de gros tonnage transportant des décombres, des excavations à quelques mètres de cette voie très fréquentée ont provoqué cet affaissement. Les permis de construire délivrés par la commune d’Annaba avaient été la cible de critiques acerbes de la population habitant ce quartier. Le président de l’APC de l’époque, réélu dernièrement, avait répondu que les permis de construire sont délivrés sur la base d’avis favorables émis par les différentes directions concernées (Urbanisme, construction, DTP et autres) et que ses services n’ont fait qu’avaliser ces avis. Des mesures avaient alors été prises par le wali de l’époque pour interdire toute construction aux abords de cette route. Interdiction qui a été ignorée quelques temps plus tard pour reprendre de plus belle à la faveur d’interventions de grands pontes et l’incident eut lieu encore une deuxième fois. Heureusement qu’il n’y a pas eu de victimes et les services de sécurité sont intervenus à temps pour détourner la circulation sur d’autres voies, obligeant ainsi les automobilistes à faire de grands détours pour rejoindre leurs destinations. Les travaux de réfection effectués par les entreprises se sont avérés inadaptés puisque n’ayant pas été exécutés selon les normes admises. Ces dernières avaient été payées rubis sur l’ongle et les retenues de garantie avaient depuis été libérées.
Le contribuable, ce bailleur de fonds lambda, se pose la question quant à l’utilisation de son argent pour la construction ou l’entretien des routes, des sommes faramineuses versées pour un travail bâclé et qui, à chaque fois, doit être refait. Où sont donc les services de l’Etat ?