Du 11 au 14 décembre se tiennent à Annaba les premières journées des théâtres régionaux auxquelles participent Skikda, Souk-Ahras et Constantine.

Cette première édition, parrainée par la wilaya, a été inaugurée hier en présence de nombreux comédiens et artistes qui ont voulu marquer cet événement culturel exceptionnel, le premier du genre à Annaba, et qui sera, selon certains, une sorte de résurrection du quatrième art qui, lui aussi, avait été soumis aux affres de la disette culturelle. « C’est une occasion et une opportunité pour, d’une part, retrouver les planches et le public et ainsi évoluer sur scène et, d’autre part, rencontrer d’autres artistes, échanger les expériences et surtout relancer le théâtre qui, il faut le dire, vit de très mauvais jours si ce n’est quelques représentations par-ci par-là et encore seulement dans les grandes villes comme Alger ou Oran », nous a confié Abderraouf B., un comédien du Théâtre régional de Skikda, qui présentera mercredi vers 16 heures « Ma bqat hadra » (Il ne reste plus rien à dire). Quatre pièces théâtrales sont au programme pour cette première édition, modeste certes, mais c’est déjà un début prometteur. « Car ce qui compte en premier lieu c’est d’organiser cet événement pour redonner vie au quatrième art dans son temple qui, ces derniers temps, a servi à la littérature politique au détriment de la culture qui devrait normalement y être adulée », nous a répété Ahmed R. le réalisateur de la pièce « Kechrouda », du Théâtre communal de Souk-Ahras, dont la représentation devrait avoir lieu vers 16 heures. « Imra’a bi dhill Maksour» (Une femme à l’ombre brisée), une pièce de théâtre de Kenza Mebarki, réalisée par Djamel Hammouda, sera présentée aujourd’hui mardi. Le final verra les comédiens du Théâtre régional de Constantine jouer « Salalem Edhalma » (Les escaliers de l’obscurité » jeudi.n