En l’absence de mesures coercitives et de prise en charge réelle des problèmes liés à la sécurité des personnels hospitaliers, les agressions se multiplient occasionnant des dégâts matériels et des blessures aux paramédicaux outre les insultes et les propos désobligeants des accompagnateurs des malades.

La dernière agression en date est celle qui a eu lieu à l’hôpital « Ibn Sina » à Annaba où les parents d’un sexagénaire décédé ont tout cassé dans la salle des consultations que les policiers de service ont dû fermer pour empêcher les agresseurs de s’attaquer aux autres services avant de les arrêter. En cette nuit de mercredi à jeudi passé, le vieil homme était arrivé dans un état proche du coma et avait été immédiatement pris en charge par le médecin de permanence. Ce dernier avait tenté, en vain, un massage cardiaque avant de décider de l’évacuer vers le CHU Ibn Rochd. Le vieux rendit l’âme en cours de route et l’ambulance dût rebrousser chemin. Les accompagnateurs, qui ne voulaient rien savoir, accusaient les services de l’hôpital de ne pas avoir ordonné l’évacuation immédiate sur le CHU Ibn Rochd, et sous l’emprise de la colère, ils ont tout cassé tout en proférant des menaces contre les médecins présents outre les insultes et les gesticulations déplacées. D’autres accompagnateurs arrivés avec une jeune fille souffrant d’intoxication n’avaient pas accepté d’attendre que le patient en consultation sorte et avaient investi la salle exigeant la prise en charge immédiate de la souffrante, les insultes pleuvent et cela avait commencé à dégénérer avant que la police n’intervienne pour mettre fin à cette situation. Aux mois de mars et octobre passés, des scènes similaires avaient eu lieu au service des urgences du CHU Ibn Rochd où des jeunes drogués en manque s’étaient attaqués au personnel soignant blessant
2 d’entre eux avant d’être arrêtés à leur tour par les services de sécurité. La direction du CHU avait alors pris des mesures pour mettre un terme à ces agressions mais visiblement cela s’est avéré insuffisant, puisque ces comportements indignes continuent et tendent à se multiplier.