A Annaba, l’annulation, le gel ou la suspension de projets, inscrits au sectoriel ou dans le cadre des plans communaux de développement, ont réduit considérablement les offres d’emploi et amené certaines entreprises à procéder à des dégraissements de leurs effectifs.

La démographie des PME affiche une courbe négative, certaines ont disparu pour avoir fait faillite, faute de plans de charge, d’autres, endettées, n’arrivent plus à honorer leurs engagements et d’autres encore tournent au ralenti, arrivant à peine à couvrir leurs charges
Une situation de crise qui touche tous les secteurs d’activité et qui, à la longue, étouffera et terrassera l’économie locale. L’une des conséquences dramatiques directes de cette crise  est le chômage qui touche toutes les tranches  d’âge  de la population active. Des milliers de pères de famille, de jeunes diplômés ou sans qualifications sont sans emploi, les uns ayant déjà travaillé mais ont été licenciés suite à la fermeture de leurs entreprises, d’autres sont à la recherche d’un emploi depuis deux ou trois ans.
Selon les statistiques officielles de l’agence locale de l’emploi de Annaba, le nombre de demandeurs d’emploi inscrits dépasse et de loin les offres exprimées par le marché du travail, un déficit de 30 000 postes par rapport à une demande de 40 000, soit seulement 10 390 postes d’emploi. Cette statistique concerne uniquement les inscrits dans l’agence de wilaya, le nombre de chômeurs est bien plus important et avoisinerait, selon certaines estimations, les 100 000.
Une situation plus qu’alarmante car le chômage concerne la quasi-totalité des jeunes qui, n’ayant pas d’emploi, versent dans l’informel, la criminalité sous toutes ses formes, el harga et autres. La dernière mesure annoncée récemment par  le ministre du Travail, de l’Emploi et de la Sécurité sociale ayant trait à une prorogation des délais de remboursement des dettes des PME et des microentreprises jusqu’au mois de juin 2018, a quelque peu rendu espoir, mais cela reste très insuffisant.