Le FLN à Annaba se prépare à affronter les prochaines élections législatives en mobilisant ses militants et ses associations satellites implantées dans les quartiers populaires et qui commencent déjà à occuper le terrain.


Selon Farouk Djraïa, président de l’APW de Annaba (FLN), la commission des candidatures a été installée le 14 janvier courant, composée de 3 élus locaux au Parlement et du président de l’APW, qui, eux, ne se présentent pas à ces élections. Les dossiers des candidatures sont déposés au niveau des kasmas au nombre de 24 pour les 2 mouhafada du parti et sont transmis à la commission qui les valident après vérification des documents fournis par les candidats. Un classement par ordre alphabétique est fait puis le tout est envoyé à la commission nationale qui tranchera pour 8 candidats et 3 suppléants qui représenteront officiellement le FLN aux prochaines législatives. Sur les critères retenus pour effectuer ce choix parmi les prétendants, le
P/APW nous dira que ceux-ci tiennent compte de plusieurs paramètres : « Nous avons d’abord l’honnêteté et la probité morale du candidat, sa popularité, son militantisme sur le terrain et son niveau d’instruction. Ces critères plaideront en faveur du candidat à choisir », nous explique-t-il. Concernant la « chkara » et les rumeurs persistantes faisant état de cette pratique, qui est collée au parti et que Saïdani, l’ex-patron du FLN, avait niée catégoriquement, le président de l’APW écarte d’un revers de la main cette accusation. « Ce sont des rumeurs lancées par nos adversaires politiques pour nuire à notre parti. Comme je vous l’ai affirmé, les critères retenus sont ceux que je vous ai cités et il n’y en a pas d’autres. La commission nationale au niveau de la direction du FLN tranchera sur la base de ces critères et rien ni personne n’interférera dans les choix qui seront faits. Nos adversaires politiques font tout pour affaiblir notre parti en lançant ces rumeurs tendancieuses et sans fondement. Vous verrez que malgré cela, nous allons rafler la mise en remportant les 8 sièges et là ce sera une réponse cinglante à ces faiseurs de rumeurs », nous a-t-il répondu. Sur les adversaires du FLN, particulièrement les formations islamistes qui ont déjà une longueur d’avance, ayant depuis longtemps investi le terrain et noyauté des cités entières, espérant ainsi gagner à leur cause les citoyens, le président de l’APW, très serein, nous répondra que cela n’aura aucune incidence sur l’audience du FLN. « Ils se sont mis à plusieurs faisant du lobbying car ils savent que c’est une question de survie pour eux. Ces alliances entre ces partis ne sont pas dictées par des convictions idéologiques, ils avaient bien tenté à plusieurs reprises de faire front commun et cela avait échoué. Maintenant la loi est claire, ces partis ne pourront plus présenter de candidats s’ils ne totalisent pas 4 % des suffrages. Quoi qu’ils fassent, ils ne gagneront pas face au FLN qui a sa stratégie, une stratégie qui a prouvé son efficacité par le passé », a commenté notre interlocuteur très optimiste quant à l’issue de ces élections qui se profilent. Au niveau des kasmas, les prétendants se bousculent pour déposer leurs dossiers de candidature, chacun espérant être retenu pour briguer le mandat de député que se disputent des dizaines de militants. Il reste, cependant, bien ancré dans les esprits que les choix qui seront opérés se feront sur la base de cooptation, de recommandations et d’interventions. Une pratique qui a la peau dure et qui n’est pas près de disparaître. n