Les pluies diluviennes et les vents violents qu’a connus la région de Annaba durant toute la semaine dernière ont causé la mort d’une personne et provoqué d’importants dégâts.

En effet, des inondations ont été enregistrées dans les quartiers bas de la ville, situés à 5 et 6 mètres au-dessous du niveau de la mer, à la cité 5-Juillet. L’oued a débordé et les eaux qui se sont accumulées ont envahi les immeubles rendant leur accès difficile et causant ainsi bien des désagréments. Idem pour la cité Bouhamra, où là aussi, la même situation a été constatée, les eaux se sont infiltrées dans les habitations
Au quartier La Colonne, les eaux de ruissellement charriant des alluvions et des boues ont bloqué la circulation automobile, tout comme du côté de la trémie de la cité 8-Mars, complètement inondée et où les automobilistes ont été obligés de prendre le rond-point supérieur pour rejoindre leur destination. Un bouchon sur près de 2 kilomètres s’était formé sous une pluie diluvienne contraignant les conducteurs à attendre pendant plus d’une heure pour franchir un tronçon de 500 mètres. A la place d’Armes, au niveau du vieux quartier de la ville, c’est un mur qui s’est effondré écrasant complètement deux véhicules stationnés dans la rue mitoyenne. A El Fakharine, un bidonville situé à l’ouest du chef-lieu de wilaya, a été complètement envahi par les eaux pluviales et là aussi un mur s’est effondré, un enfant a été légèrement blessé. Du côté du quartier Mersis, c’est un vieil homme qui a été retrouvé mort transi de froid. Il a été transféré à l’hôpital pour déterminer les causes réelles du décès avant de le déposer à la morgue en attendant son identification. La cité Oued Forcha, située sur les hauteurs, ce sont surtout les boues et les cailloux qui jonchent les rues, charriés par les ruisseaux qui se sont formés suite à ces pluies. Les chantiers de construction situés plus haut ont laissé sur place les gravats et les décombres qui sont à l’origine de cette situation.
L’ANP est intervenue pour porter aide et secours aux habitants de la cité Bouhdid, un autre bidonville où sont entassées des centaines d’habitants vivant dans des conditions très précaires. La Protection civile qui a tenté de répondre à tous les appels s’était retrouvée débordée et cette assistance de l’ANP a été salutaire pour les populations.
Cette situation est due au fait que les avaloirs, les caniveaux et les stations de relevage n’ont pas fonctionné comme prévu car, d’une part, les curages n’ont pas été effectués dans les normes et, d’autre part, ces avaloirs et caniveaux ont été obstrués par des déchets domestiques déposés à proximité qui les ont empêchés de fonctionner normalement.
Toutes les réalisations de la direction des ressources en eau, celles de l’Office national d’assainissement pour lutter contre les inondations ne se sont pas révélées efficaces car celles-ci n’ont pas été bien entretenues et ce outre l’incivisme des citoyens inconscients de par leurs comportements vis-à-vis de ces installations qui, pourtant sont là pour les protéger contre ce phénomène somme toute naturel.